En ce moment, je suis comme qui dirait en manque d’idées. En fait, non. Ce n’est pas tout à fait cela. Je suis plutôt en mal de réalisation d’idées. Pour être encore plus précis, j’entre dans une phase où il me semble préférable de prendre quelque recul, le temps de la réflexion avant d’agir.
Je ne serais sans doute pas un rital-à-la-con si le vide ne me terrifiait à ce point. J’ai l’habitude d’engorger les conversations, de ponctuer les plus minces silences, de tout mettre en musique, inlassablement. Je suis invariablement bavard, disert et absolument surexcité. Une sorte d’hyperactif à la fois phraseur et paresseux qui tonne et gronde et blablate. Le seul défaut dont la nature semble m’avoir exonéré est celui de parler haut et fort (quoiqu’il se pourrait bien que quelques uns, passant par ici, pensent à me contredire aussitôt ; tant pis !) comme le font les ménagères napolitaines qui s’apostrophent d’un balcon l’autre et dont les voix portent malgré des nuées de cordes à linge.
Je profite, en conséquence, de cette inhabituelle latence pour vous proposer un petite sortie ludique qui – je vous le promets – ne manquera pas de sel.
Didier Goux, en effet, dans son dernier billet (traitant de coccinelles, de sexualité sous-jacente et de nicotine dénuée de culpabilité), s’est fendu d’une phrase bien alambiquée. Persistant devant l’évidence à la trouver tout à fait équilibrée, quelques uns se sont aussitôt dévoués pour la redresser quelque peu.
Je vous laisse seuls juges de la phrase incriminée :
« Bref, nous nous servons un verre (les adultes assommés), et entrouvrant la porte-fenêtre du salon, afin de pouvoir fumer en toute bonne conscience - ce que nous faisons illico »
Je vous propose, ce jour (par pure peur du néant), et ce, séance tenante, d’aller rejoindre cette grande cause nationale (Audine, Zoridae, Nefisa, Mr Poireau et Balmeyer ont d’ores et déjà apporté leur contribution ; je n'oubliais pas de m’y inclure).



26 truc(s) extra en plus:
Ho ! J'ai aussi fait une proposition.
« Bref, nous nous servons un verre (les adultes assommés), et entrouvrant la porte-fenêtre du salon, afin de pouvoir fumer en toute bonne conscience - ce que nous faisons illico »
Bref, par la porte-fenêtre entrouverte du salon, après nous y avoir servi un verre - les adultes assommés - nous fumons illico, en toute bonne conscience.
On peut la contorsionner dans tous les sens, c'est pratique !
:-]
Ben Nicolas elle est où ta proposition ?
pas osé en remettre une couche.
Il est envahi de coccinelle, je ne vais jouer les mouches.
Si je ne deviens pas N°1 chez Madame Wikio, avec une pub pareille, c'est à désespérer !
Dorham : merci pour la photo : j'en ai des pareilles à la maison (non, en fait, chez ma mère), mais avec moi dedans : toujours au fond, près de l'armoire.
Nicolas
Ouais...mais après la modération, ça compte pas :)
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Mr Poireau,
tu parles de qui ?
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Zo,
Ils ont peur, mais pas nous, on est des dingues :)
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Mère Castor,
vous êtes pourtant bien piquante je trouve...
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Didier Goux,
du moment que c'est pas dans l'armoire...
(de rien)
Merci pour ce billet, Dorham. Tu viens de me convaincre de prendre part à cette cause nationale (je viens du coup d'en publier un quasi identique) !
« nous brefs assommés
entrouvrant un verre
illico
adultes - conscience...
toute bonne
de pouvoir - afin!
en ce salon fumer
et faisons porte - la!
servons fenêtre du
- que
nous...
nous
- les "
Hommage à Mallarmé!
et au Bourgeois gentilhomme!
Roudo,
Ah non alors ! Je proteste !
Marie-Georges,
j'ai vu ça, mais si c'est pour pas être d'accord sur ma version :))
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Doudou,
:)))
Hommage au calumet surtout. Quel est cet auteur américain qui fait des trucs comme ça, des textes en S, ou en cercle, ou en tourbillon... raaaa, merde ! M'en souviens pas...
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Zo,
pourquoi ?
Moi je trouve que pour réécrire cette phrase, il faudrait s'assurer de ce qui permet de fumer en toute bonne conscience. Est-ce l'ouverture de la porte, ce qui semblerait assez logique, ou le fait de se servir un verre, ce qui parait moins logique mais plus proche de la phrase écrite ?
Franssoit,
Je vais essayer ça ce soir, mais je vais m'en foutre partout, c'est sûr et je t'envoie la note du teinturier...
Bon, OK, j'ai compris : j'arrête de boire et de fumer.
Et d'ouvrir les portes-fenêtres.
Didier,
arrêtez de fumer, c'est presque une hérésie...
"Quel est cet auteur américain qui fait des trucs comme ça, des textes en S, ou en cercle, ou en tourbillon... raaaa, merde ! M'en souviens pas..."
Mark Z. Danielewski?
ou Apollinaire? ;-)
rraaaaa, merci,
http://images.amazon.com/images/G/01/books/promos/a-plus/hailey.large.gif
tout à fait...
Appolinaire ? A jeun ?
Danielewski, la maison des coccinelles.
Ou des feuilles. Je ne sais plus. Allez donc y trouver des fautes, bon courage.
Euh..." Belle marquise, vos yeux me font mourir d'amour" ou " Belle marquise, d'amour vos yeux mourir me font"
Comment ça, ça n'a rien à voir???
Enfin je remarque que quand tu n'as rien de spécial à écrire, tu proposes un interlude distrayant à tes lecteurs, et ça, je dis que c'est du grand professionnalisme de blogger! Standing ovation!
Mère Castor,
Moi non plus, je ne sais plus.
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Mots d'elle,
un grand pro comme on n'en fait plus (d'autant plus que malgré mon inanité, j'ai réussi à embringuer quatre autres sommités blogosphériques dans cette idiote entreprise)...
les adultes assommés de fumer entrouvrent la porte-fenêtre du salon et (.) nous nous servons un verre illico, en toute bonne conscience afin de...Bref !
ctoileblog,
tu es un militant antifumeur :)))
Version hygiéniste :
« Bref, (les adultes assommés), laissant la porte-fenêtre du salon fermée, nous restons assis sans rien faire. »
Version minimaliste :
"Bref...pffff..."
Bref, on reprend une mousse.
Catheriiiiine !!!! Il en reste, au moins ????
"Bref...", dit le garçon précoce...
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