vendredi 17 octobre 2008

Toi aussi, fais des phrases avec Didier Goux


En ce moment, je suis comme qui dirait en manque d’idées. En fait, non. Ce n’est pas tout à fait cela. Je suis plutôt en mal de réalisation d’idées. Pour être encore plus précis, j’entre dans une phase où il me semble préférable de prendre quelque recul, le temps de la réflexion avant d’agir.

Je ne serais sans doute pas un rital-à-la-con si le vide ne me terrifiait à ce point. J’ai l’habitude d’engorger les conversations, de ponctuer les plus minces silences, de tout mettre en musique, inlassablement. Je suis invariablement bavard, disert et absolument surexcité. Une sorte d’hyperactif à la fois phraseur et paresseux qui tonne et gronde et blablate. Le seul défaut dont la nature semble m’avoir exonéré est celui de parler haut et fort (quoiqu’il se pourrait bien que quelques uns, passant par ici, pensent à me contredire aussitôt ; tant pis !) comme le font les ménagères napolitaines qui s’apostrophent d’un balcon l’autre et dont les voix portent malgré des nuées de cordes à linge.

Je profite, en conséquence, de cette inhabituelle latence pour vous proposer un petite sortie ludique qui – je vous le promets – ne manquera pas de sel.

Didier Goux, en effet, dans son dernier billet (traitant de coccinelles, de sexualité sous-jacente et de nicotine dénuée de culpabilité), s’est fendu d’une phrase bien alambiquée. Persistant devant l’évidence à la trouver tout à fait équilibrée, quelques uns se sont aussitôt dévoués pour la redresser quelque peu.

Je vous laisse seuls juges de la phrase incriminée :


« Bref, nous nous servons un verre (les adultes assommés), et entrouvrant la porte-fenêtre du salon, afin de pouvoir fumer en toute bonne conscience - ce que nous faisons illico »


Je vous propose, ce jour (par pure peur du néant), et ce, séance tenante, d’aller rejoindre cette grande cause nationale (Audine, Zoridae, Nefisa, Mr Poireau et Balmeyer ont d’ores et déjà apporté leur contribution ; je n'oubliais pas de m’y inclure).