mercredi 22 avril 2009

Sauvé par des idiots !


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Ce n’est pas sérieux. Pas sérieux, mais à vrai dire, il est prouvé que l’excès de sérieux tue.

Je suis né au milieu d’une famille de gauche. Une famille tout ce qu’il y a de plus rouge. Les femmes de ma famille sont toutes (ou presque, si l’on excepte une de mes grands-mères) féministes, certaines le sont avec une énergie que le temps n’érode pas. Ce combat constitue pour elles une nature, pour ainsi dire, si bien qu’elles n’ont pas besoin de le porter tel un drapeau. Elles n’ont pas besoin du reflet qu’il pourrait leur renvoyer. C’est leur force. Leur intelligence aussi. C’est pourquoi j’ai été surpris, tout récemment, de découvrir que le féminisme pouvait aussi produire quantité de monstres, vomissant leur rancœur pathologique sans aucune sorte de discernement. Mais il faut dire que je suis un naïf : tous les mouvements, y compris ceux qui prônent libérations et affranchissements produisent ce type de tares difformes. L’adrénaline de la lutte rameute toutes sortes d’individus écorchés, revanchards et maltraités par la vie ; ils veulent éclabousser le monde du sang qui excrète de leurs plaies pourries.

Prenons cet exemple, tour à tour comique et inquiétant ; exemple d’énergumène morveux persuadé que l’avenir de la femme passe par la reconduite de tout musulman à la frontière (elle reconduit aussi tout intervenant contradictoire aux portes de son blog au son de clinquants : « retourne voir ton imam ») ; persuadé que quiconque émet un avis contraire ou même nuancé est un tenant de ce qu’elle appelle drolatiquement « l’ordre patriarcal ». Ce qui me fait penser que le fanatisme est une merveilleuse chose, qui unit bien souvent croyants, idéologues et militants politiques dans le même lit. Autrefois, on se faisait péter les mâchoires par de gentils maoïstes, par de confraternels militants internationalistes, désormais, on va voir ce qu’on va voir, nous les mecs qui cirons les pompes des imams dans les caves de nos cités glauques…c’est à la hache qu’on va nous recevoir.

Bien entendu, cela n’est pas sérieux. Si je n’étais pas si bête, j’éviterais sans aucun doute de considérer ce genre de choses, d’y épuiser ne serait-ce qu’une minute de mon temps. C’est que cette colère me fascine, ces mots virtuels, si longtemps retenus prisonniers, dont on perçoit le remugle puant m’interroge. Je les pique au vif, je les provoque, je les incise pour voir de quelle matière ils sont faits. Je repars sans réponse, toujours. C’est d’autant plus idiot et inutile. De toute façon, plus le temps passe, plus les gens sérieux m’emmerdent, plus leur misère m’apparaît flagrante, nue et indécente. Ils ne veulent pas de ma pitié ou de ma commisération. Je les plains en quelques mots mais s’ils avaient quelque pouvoir, ils me les feraient ravaler avec quelques poignées de terre bien sèches. Comme d’habitude, j’attends donc que le temps fasse son effet, que les enténébrés s’illuminent ou qu’ils fassent leur temps puis qu'ils disparaissent, tout comme je fais maintenant le mien avant de disparaître à mon tour. J’espère in fine que la bêtise la plus crasse saura nous préserver de ces individus là !

26 truc(s) extra en plus:

Monsieur Poireau a dit…

On est toujours l'énervé de quelqu'un d'autre. Il faut toutefois prendre garde à ne pas énerver plusieurs lièvres à la fois !
:-))

[Ça marche aussi avec la hase !].

Suzanne a dit…

Dorham : "monstre vomissant la rancœur pathologique", "ils veulent éclabousser le monde du sang qui excrète de leurs plaies pourries".Vous y allez un peu fort, non ? J'ai lu vos échanges, et je me demande - essayez de répondre impartialement - si vous ne seriez pas moins choqué par cette dame si c'était un homme qui vous l'avait parlé ainsi (car elle a une façon de s'exprimer... un peu brutale, disons)

roudodoudourou a dit…

Cela m'a permis de découvrir un blog.
On ne peut pas dire que ça ai enrichi ma journée.

Dorham a dit…

Mr Poireau,

ça va, je suis ubique !

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Suzanne,

l'emploi du mot "monstre" n'est pas à prendre au degré usuel. Je voulais dire "monstre" comme j'aurais pu dire "tare". "difformité" d'une idée de départ. Monstre de foire, si vous voulez, comme dans les films de Browning.

Non, je n'exagère pas, cette femme utilise le féminisme (car il est évident qu'elle ne sait même pas réellement de quoi il s'agit) pour faire passer son idéologie absurde. Elle se vernit la conscience avec ça. Au lieu de l'émanciper, selon moi, ça l'enferme. Toute sa colère est bien née quelque part, d'une colère je crois, d'une meurtrissure (qu'elle exprime clairement quand elle parle de sa vie) qui pourrit.

Je ne crois donc pas exagérer, c'est en tout cas ce que je ressens. Est-ce que j'aurais été plus choqué si ç'avait été un homme ? Non. En aucune façon, si ç'avait été un homme, j'aurais été sans doute bien plus violent, bien plus méchant et surtout, je n'aurais pas lâché le morceau.

Je ne suis pas choqué en fait, je suis surpris de constater à quel point certains sont enfermés dans des systèmes de pensée (je n'y habituerai jamais, je le crains). Bien sûr, cela donne l'illusion d'une forme d'affranchissement. C'est en réalité tout l'inverse. C'est quand même la première fois que je disserte avec quelqu'un d'aussi endoctriné par sa propre pensée, c'est spectaculaire. Aucun recul, aucune remise en question et surtout, des illusions partout, à chaque coin du discours. Je crois que le fanatisme est comparable à ça (pour en avoir croisé "en vrai" quelques tristes représentants, en particulier musulmans ou rouges foncés)

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Roud,

d'une manière, le pire nous enrichit aussi.

Floréal a dit…

Pauvre type. Petit garçon mesquin qui fait son caprice la morve au nez. Elles avaient autre chose de plus urgent à faire, vos grand-mères, que de se précipiter pour torcher la petite merveille masculine que votre mère mit par hasard au monde?

La trouille. Ils sont la trouille ces demi-sels. La trouille de l'égalité des sexes. la trouille de devoir descendre du piédestal sur lequel ils se sont mis d'eux-mèmes, comme disait avec raison la Beauvoir.

Non seulement ils ont la trouille de descendre et de se retrouver pour ce qu'ils sont (pas grand chose) à égalité avec les femmes et devoir faire les comptes avec, mais en plus ils crient "maman j'ai peur".

lucia mel a dit…

prenons garde... à ne pas prendre les gens de trop haut... prenons garde à ne pas tomber de trop haut... D'où ta réserve naturelle, et le fait que toujours tu présentes les faits de façon... mesurée. J'ai vu 'la journée de la jupe', la condition de la femme dans certains quartiers, lu dans le journal d'aujourd'hui qu'une jeune femme avait été violée dans un RER à 8h du matin, par un groupe de 8... hommes...

Je comprends (sans les approuver) certains excès de cette femme (que tu cites) sur son blog, quand on sait qu'en France une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les 3 jours (mais ne pas oublier qu'un homme est tué par sa compagne tous les 14 jours).

Alors, pour éviter les excès, je vous le demande, dans ce domaine comme dans d'autres : à quand l'égalité ? (à lire comme bon vous semble : égalité de crimes, de violence, dans un sens ou dans l'autre)

Floréal a dit…

"Je suis né au milieu d’une famille de gauche. Une famille tout ce qu’il y a de plus rouge."
Et catho? Ahah! Un cathocommuniste! Vous auriez été très à l'aise en Italie en faisant un parfait démocrate-chrétien hypocrite à souhait.

Et puis les idiots qui vont vous sauver seront aussi étrangers et musulmans, par hasard?

Remarquez c'est bien ce que je dis, le norvégien a raison.Les femmes risquent fort d'etre ramenées 150 ans en arrière et que ça dure 2 ou 3 siècles avant d'en arriver à peu près au meme point qu'aujourd'hui.

Et je ne doute pas que ce soit ce que vous attendez comme du pain béni pour éviter d'affronter le problème de l'égalité des sexes!

.

Anonyme a dit…

Ptet que ta grand mère comprendra mieux ... il y a des chances ....

Anonyme a dit…

En effet je crois que les femmes de ta famille entendraient ce que floréal te crie. Monstre , certainement pas, écorchée sans doute, le noir victime du racisme n'est-il pas écorché? le garçon beur à qui on a demandé plusieurs fois ses papiers dans la même journée n'est-il pas écorché? Quant aux mots d'une lutte ils ont leur sens, floréal les connaît, on peut avoir des opinions divergentes mais floréal est une féministe.

Monsieur Poireau a dit…

Floréal : même pas peur !
:-)

Gaël a dit…

@Floreal "pauvre type ?" he ben nous voilà bien avancé(e)s... je ne suis pas sûr que votre blog fasse avancer en quoi que ce soit le féminisme...

comment voulez vous faire avancer la condition d'une partie de l'humanité en tapant sur une autre par des amalgames à la con ? parce que franchement, des connards qui tapent leurs femmes vous en trouverez autant chez tous les intégristes (qu'ils soient musulmans, cathos) ou athées.

le kikalaplusgrosse des souffrances me gonfle de plus en plus

Loïs de Murphy a dit…

Je voulais laisser un commentaire mais Monsieur Poireau et Gaël en ont laissé des chouettes, ça freine...

Nicolas a dit…

Dorham,

Elle est sympa, la connasse. Elle a écrit un billet rien que pour toi sur son blog.

Dorham a dit…

Lucia,

Comprendre est une chose. Mais alors, il faudrait aussi en comprendre une autre (je veux bien être essentiellement miséricorde et amour, mais j'ai mes limites) : le monde dans sa grande globalité fonctionne simplement (et ce, depuis que l'humanité se tient debout) sur la base d'une domination du plus fort. Les femmes souffrent, bien évidemment, mais aussi les pauvres, les étrangers, les enfants (marrant qu'on en parle si peu...)

L'égalité ne me pose aucun problème, je la vis quotidiennement au sein de mon couple. Néanmoins, cette chère Floréal ne veut pas l'égalité, elle veut une revanche.

Je n'aime pas cette expression : "islamophobie". Parce qu'elle témoigne d'une peur. Et la peur est ignorance. Il s'agit moins ici d'une peur de l'islam que d'une haine des musulmans. En cela, c'est tout à fait comparable à l'antisémitisme.

C'est à dessein que les moineaux du ciboulot utilisent le terme "d'immigration musulmane". Parce premièrement, c'est volontairement floue et pârticulièrement englobant. En son temps, nous savons que l'Europe a été persuadée en masse que le juif finirait par corrompre l'identité européenne. On sait que dans un premier temps, on a recommandé leur expulsion au nom de cette cause : ce sont les contingences logistiques qui ont posé les jalons de leur extermination. On sait ce que cela a donné.

Je n'ai aucunement l'intention de comparer l'Europe d'aujourd'hui à l'Allemagne des années 30, parce que heureusement, ce genre d'idéologie est circonscrite à un petit nombre d'individus, mais la haine du musulman d'aujourd'hui ne me semble pas vraiment différente du vieil antisémitisme d'alors (que l'on disait alors replié, très traditionnaliste, pas ou peu réformé, impossible à infléchir et bien entendu, ourdissant dans l'ombre un complot mondial et terrible).

Si je peux donc comprendre, je n'excuse pas. Pour ma part, empreint de sérénité, je reste dans l'attente des bouleversements annoncés par ces spécialistes devins. Je suis encore mesuré parce qu'il n'y a pas encore matière à sortir l'épée du fourreau. Si ce virus mental venait à s'étendre, je m'empresserai alors de me transformer en ce chien que je suis et que je cesserai jamais d'être.

Dorham a dit…

"Je suis né au milieu d’une famille de gauche. Une famille tout ce qu’il y a de plus rouge"

Encore une fois, tu démontres en quelques phrases l'étendue de ta sottise. Etre né au milieu d'une famille rouge ne signifie pas que je sois également rouge. Lis correctement bon sang ou reste dans ton bouge...

Mes grands-parents sont en effet des exilés, des immigrés, des cocos ayant fui pour certains la misère, pour les autres le fascisme. Des résistants aussi ou des membres FFI. Ils sont tous athées ou tièdement agnostiques.

Je ne suis pas rouge quant à moi. Et je suis certes catholique. Je ne suis pas non plus centriste, Dieu m'en préserve et je vis en France, donc la politique intérieure italienne n'a que peu d'intérêt pour moi. Je ne suis pas rouge car si l'idéologie communiste est comparable sur bien des points à la pensée chrétienne, elle renie la primauté du libre arbitre.

Beaucoup de féministes te renverraient à tes études (quand on voit que tu as du mal avec une de mes pauvres phrases, on se demande bien comment tu comprends Jung, que tu dis lire par ailleurs). Mais tu leur dirais sans doute que tu comprends mieux les choses qu'elles, que l'ordre patriarcal les a sans doute endoctrinées. En cela, tu ne vaux pas mieux qu'un rouge bien foncé des années 50, tu es persuadé que le bonheur est à faire malgré elles.

Dorham a dit…

Anonyme,

Ne préjugez donc pas de ce que les femmes de ma famille peuvent penser. Jes les connais évidemment mieux que vous.

Quant à la notion d'"écorché", certains vous diraient que je le suis aussi. Je crois l'avoir été, en effet : en regardant mes plaies ouvertes, un jour, j'ai sobrement constaté que 3/4 de celles que je distinguais étaient de mon propre fait. On aime ses propres cicatrices au point de s'en faire d'autres.

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Mr Poireau,

C'est vrai ? Mais si, mais si, tu vas bientôt pleurer toi aussi, la morve au nez et appeler ta Maman...

Regard, c'est ce que je fais, puisqu'elle le dit, c'est donc bien que c'est vrai !

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Gaël,

Oui.

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Loïs,

ben oui, faut bien un peu de Lumières au plafonnier :)

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Nicolas,

Ouep ! Même pas de surprises, c'est du copié-collé d'ici ! Une belle caricature que voilà.

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Floréal 1ère (rewind),

Je ne sais pas si j'ai la trouille, mais en tout cas, je ne censure pas mes contradicteurs. Ta corbeille à spam est parait-il au contraire bien remplie.

(j'adopte le tutoiement, par absence de déférence désormais)

Le petit monde d'Archie a dit…

Hé bé dites donc ! Y'a d'lambiance par ici ... Ça vous a un petit côté "Verdun", ça tire dans tous les sens, on dirait ...
Trés ambigüe, cette affaire de féminisme, Dorham.

Je comprends que tu ne comprennes pas ce qu'elle comprend ... En fait, plus j'avance en âge, plus je me rends compte que la seule chose qu'un homme et une femme arrivent à faire merveilleusement bien (à part un bébé, évidemment), c'est s'entr'déchirer avec patience, délice et imagination. Je le constate malheureusement quotidiennement dans mon bureau.

Ne compte pas sur moi pour savoir qui a commencé dans cette affaire là, ni pour miser sur un(e) quelconque gagnant(e).
Tu verras, si la date est connue, que la veille de la fin du monde, je suis sûr qu'il y aura encore des femmes pour reprocher des trucs à des hommes, et inversement.
C'est dire si nous sommes impuissants (si j'ose écrire) pour avancer dans ce domaine là ...

Anonyme a dit…

Il n'y a que les cons qui ont osé renvoyer Floréal dans ses buts sans discernement aucun ... C'est tellement facile, les cons se disent "ohlala ça y est j'en tiens une " ... et paf le chien !

Je te conseille la lecture de son billet qui s'intitule Riposte laique :
http://floreal.wordpress.com/2009/04/14/riposte-laique/

Anonyme a dit…

non, ne me remercie pas ... ;-)

Et je suis féministe !!

Dorham a dit…

Archie,

Un peu bordélique sans doute... Je me demande bien entendu pas du tout à quiconque de prendre parti. Loin de moi cette idée là.

Je ne crois pas qu'il y ait fatalité sur ce point (les relations entre hommes et femmes), comme je ne crois pas que le féminisme soit véritablement l'enjeu, précisément, sur ce quoi nous nous attardons. En l'occurence, le féminisme est ici utilisé comme vêtement. Comme parure. Enfin, non, formulé comme ça, c'est inexact.

Disons que je crois en la sincérité du féminisme de Floréal (à sa genèse), je déplore simplement qu'il lui serve d'instrument d'exclusion. Voilà tout. Que sa colère se déporte sur d'autres faibles.

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Anonyme,

Premièrement, il convient de se présenter pour envisager de donner quelque avis que ce soit.

Deuxièmement, je n'ai rien contre les féministes, bien au contraire. C'est votre délire collectif qui me catalogue machiste et "boulon" du système. Encore faut-il le démontrer, ce qui n'est pas fait et ce qui ne peut se faire.

Troisièmement, je n'ai pas besoin de lire Floréal pour savoir que dans le monde, en particulier dans le monde musulman, les droits des femmes sont bafoués et je suis bien sûr convaincu qu'il faut lutter contre toute forme d'esclavage ou d'oppression. Je suis également conscient que les religions véhiculent des dogmes qui se font au détriment des femmes. Si je suis catholique (je ne suis pas que cela), je ne suis en rien réduit à me conduire en mouton...et à accompagner la moindre de ses édits. Bien au contraire, je me figure être un des nombreux vers du fruit à mon modeste niveau s'entend).

Quatrièmement, j'ai lu Floréal et ai même conversé avec elle avant de produire ce billet. J'en ai conclu que sa colère était aveugle, qu'elle (malgré les questions que j'ai posées) se montrait incapable de démonstration (même élémentaire). Elle postule, affirme, catalogue, étiquette, discédite et n'aime pas qu'on lui renvoie poliment l'ascenseur.

Cinquièmement, je n'ai pas vocation à m'intéresser à son seul cas qui n'est qu'un symptome finalement de la société dans laquelle nous vivons. Tendue, déchirée, ultra-violente, haineuse et finalement, relativement médiocre.

Sixièmement, je n'ai aucun remerciement à formuler.

Monsieur Poireau a dit…

Dorham : du coup, j'ai lu Floréal aussi et ça m'a paru simplement être une sorte de haine continue et aveugle. Voir le monde toujours sous le même prisme, ça me lasserait.
Pour preuve, à la rubrique "Amour" sur son blog, il n'y a que deux articles et qui n'en sont pas, d'ailleurs…
:-))

Dorham a dit…

Poireau,

Je partage ton sentiment, mais attention, tu vas vite passer pour un tenant de l'ordre patriarcal :)

Monsieur Poireau a dit…

Dorham : m'en fous ! Mon père est mort et je n'ai aucun fils !
:-))

celeste a dit…

Quand le féminisme n'est plus un humanisme il devient une lutte sectaire, mesquine, aveugle.

"Ce combat constitue pour elles une nature, pour ainsi dire, si bien qu’elles n’ont pas besoin de le porter tel un drapeau. Elles n’ont pas besoin du reflet qu’il pourrait leur renvoyer. C’est leur force. Leur intelligence aussi."

Je pourrais écrire la même chose en parlant de ma mère.

lucia mel a dit…

homme qui ne comprends pas la colère (devenant hargne) de la femme battue, meurtrie, humiliée... méprisée, dominée... comment la comprendrais-tu ? tu n'es pas femme (comprendre : au sens de "contenir en soi"). Je répète que je n'adhère pas à cette stratégie de la "haine", même si je peux la comprendre...

Je suis un humain comme toi. Tu peux comprendre et te révolter(comme moi) que d'autres humains (femmes, pauvres, enfants) soient martyrisés, violés, exploités, tués, bien sûr.

Je crois qu'Archie a bien cerné la problématique, concernant ce cas précis (la révolte, et la hargne d'une femme, contre l'injustice faite aux femmes), le fait qu'elle (cette femme) la retourne non pas contre l'espèce humaine, mais contre ceux qui lui semblent être seuls responsables de cet ordre des choses, les puissants, les dominants (à 90% sur cette planète : des hommes). C'est la guerre qui nous fonde...

Depuis la nuit des temps... la guerre des sexes oppose Lilith (la première femme) à Adam... et à Dieu lui-même.

Que les hommes se hérissent, s'indignent (à l'Assemblée, au Sénat, à l'Académie française, à la tête des entreprises, au gouvernement des Etats) de ne plus être dominants à 90% mais SEULEMENT à 80%, qu'ils poussent de hauts cris (l'homme e mobile qual piuma al vento) face à une parité envisageable (non pas à la maison - tous le disent, chez moi c'est l'égalité à 100%, mais quand on y regarde de près on constate que... pas vraiment) mais dans la société, à la direction du monde.

Alors, je t'en prie, ne fais pas trop le "scandalisé" à ses propos excessifs, car un certain rappeur ayant appelé au crime de sa compagne n'a pas su t'émouvoir autant... serait-ce parce que sa hargne, son appel au crime, te semblent plus "mâles", plus compréhensibles ? plus justifiables ? plus anodins (dirais-tu juste "cons" ? ou "couillus" ? je te rappelle qu'on ne se réfère pas à la même partie génitale dans un cas ou dans l'autre, et que les mots n'auront naturellement pas la même portée, ni valeur, s'agissant d'un sexe ou de l'autre).

P.S. : je voulais ajouter à mes chiffres ceux du nombre d'enfants tués par an, sous les coups de leurs parents... c'est plus que ceux des femmes... ils sont plus fragiles faut dire... et résistent moins aux coups.

Celui des jeunes filles violées au Brésil (et ailleurs), par un membre de leur famille, et qui représentent la majorité de celles qui se font avorter clandestinement, et excommunier.

Pour comprendre cette colère-là, et cette hargne-là, il faut avoir un corps de femme. Pardon de te le dire en ces termes. Ou, pour un homme, je crois, qu'il peut la sentir en lui la furie de l'injustice faite aux femmes, aux filles, aux petites filles, s'il a des enfants, des filles... et je sais que c'est ton cas.

Dorham a dit…

Céleste,

Enfin... ce n'est pas valable que pour le féminisme mais pour toutes les luttes en général. Et quand elles n'ont plus rien à dévorer, elles se dévorent elles-mêmes. L'Histoire le démontre.

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Lucia,

Je suis d'accord avec presque tout de ton commentaire.

Une chose seulement. ce n'est pas réellement la colère de Floréal qui est en cause. Je serais plutôt mal venu de reprocher cela à quiconque étant moi-même affligé de ce vilain travers qui consiste à maîtriser assez peu son tempérament.

Je peux comprendre la colère comme réponse à la violence, la colère de l'indignation. Je la lis encore un peu sur son blog, elle a l'air d'être un peu surprise que j'ai pu utiliser contre elle le terme "d'ultra-violence". Elle s'en défend, nous dit qu'elle n'a jamais fait de mal à quiconque.

Primo, il y a une différence entre la fin et les moyens, deuxio, la violence n'est pas nécessairement physique.

Mais là encore, ce n'est pas ce qui m'embête le plus. On se fait quotidiennement conspuer sur le net et s'il ne s'était agi que de ça, je serais vite passé à autre chose sans me retourner.

Donc...je digresse, là...

Ce que je lui reproche n'est pas sa colère féministe, mais ses délires xénophobes. Ce que je lui reproche, c'est de proner le protectionnisme de civilisation.

Appelons un chat un chat : quelqu'un qui pour quelque raison que ce soit véhicule l'idée de la nécessité de protéger une civilisation d'une autre, pour la garder "pure" (selon l'idée imprécise qu'elle s'en fait), tu appelles cela comment ? Du nationalisme, pour être poli ?

Je repose la question : en quoi ceci est-il différent de l'antisémitisme que l'on connait tous ?

Par ailleurs, lorsque je vais sur le site de Floréal, puis-je y lire des billets sur les violences faites aux femmes, sur les femmes battues, sur les petites filles violées, ou excisées. Puis-je y lire des billets sur la disparité des salaires, sur la précarité du travail des femmes dans nos sociétés ?

Ils doivent être bien cachés ou anciens, car les plus récents ne sont que morgue, récits de femmes en tchador faisant du footing, récits de salle d'attente où une femme ne s'exprime pas selon les codes qui devraient être ceux de toutes femmes sur cette planète, récits de kermesse islamiste. Ceci, étant entrecoupé de billets où l'on me traite de "macaque" puis de "pauvre type" (ceci n'ayant aucune importance, c'est juste pour révéler un peu du contenu de ce blog)!

Où est le féminisme là dedans ? Où est réellement la défense des droits des femmes là dedans ? Où sont les arguments ?

Je n'y vois que xénophobie et systématisme de pensée. C'est cela précisément que je lui reproche.

Alors oui, je peux comprendre qu'il faille un coupable. Il en faut toujours un. Et bien souvent, le coupable, c'est l'étranger, celui qui est porteur de différences. Nous préférerions ne pas le voir, ne pas nous confronter à lui (même s'il s'agit de le mettre en face de vérités, car en ce cas, ça ne me poserait pas de problèmes), nous préférerions qu'il reste chez lui ou le renvoyer, nous préférerions ne rien avoir à faire avec lui.

Ceci, incidemment, intervient dans un contexte particulier. Notre charmant ami Eric Besson vient de fermer à Calais, ce qu'il appelle une "jungle" ! Nous, peuple de France, sommes en comparaison une civilisation.