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Cela fait déjà quelques temps que Nicolas-en-vacances a exigé de moi que je fasse part, à qui de droit (c'est à dire vous...enfin, je crois) de mes espoirs et doutes à l’égard du parti orange de François Bayrou. Si je n’ai pas traité ce dossier dans les temps, c’est que j’attendais de l’actualité qu’elle me donne quelque occasion de trouver l’inspiration. J’ai donc attendu. Attendu. Attendu encore. Comme ces deux gusses dans la pièce de Beckett. Guettant la moindre bribe d’information. Le moindre encart de la moindre feuille de chou. La moindre référence, voire, le moindre lapsus non révélateur.
Mais rien n’est venu. Strictement rien. C’est à croire que tout le monde s’en contrefout du Modem. Ses élus eux-mêmes s’en sont d’ailleurs tous taillés, et les trois restants (moins François B.) ne perdent jamais une occasion de jouer des coudes pour gagner le pompon du grand jeu des chaises musicales. Par exemple, il se dit que Marielle de Sarnez voit d’un mauvais œil l’émergence de la jeune Quitterie Delmas. Il se dit qu’en retour, la jeune Quitterie rêve de dézinguer son ainée pour prendre la place du mort (dans la 104, sur le siège passager). On ne va pas se fâcher pour si peu. Il n’en résultera rien. Strictement rien. François est le numéro un. Marielle, qui ne voudrait pas vieillir est bien sûr juste derrière lui. Quitterie ronge son frein et Jean Lasalle grignote deux trois trucs en cuisine, histoire de ne pas partir au front sans munitions, comme la dernière fois.
Mis à part ces quelques faits divers, relevant presque du feuilleton à l’eau de rose, on se demande bien ce que l’on pourrait en espérer de ce Mouvement Démocratique ? Un sursaut d’encéphalogramme, peut-être. On ne voit pas bien non plus quel doute pourrait nous assaillir à son sujet, étant entendu qu’il ne s’y passe rien, ou tout du moins (c’est ce que j’appellerais le bénéfice du doute) qu’il ne s'y passe rien qui semble intéresser quiconque. Nous avons dressé pour en être certain un tableau « dynamique » agrémenté de deux cases larges et blanches, l’une pour le passif, l’autre pour l’actif. Elles sont restées, au bout de quelques jours d’intenses circonvolutions, désespérément vides. A l’image du mouvement, je les ai néanmoins coloriées en orange, avec l’aide de ma plus grande fille (celle-ci ne put d’ailleurs s’empêcher après quelques instants, de changer derechef de feutre pour tout envahir de rose…ces enfants !)
Tout juste, quelque à propos, me permet de me souvenir de cette impression, extraite des « Propos sur le bonheur » du philosophe Alain. « Lorsque je discute avec un homme qui prétend que rien ne diffère entre gauche et droite, je ne peux m’empêcher de penser que celui-ci est nécessairement de droite ». Je ne m’aventurerai pas à objecter quoi que ce soit à cette simple déduction qui me semble de bon sens.
En conclusion, je crois pouvoir affirmer que mes espoirs et doutes à l’égard du Modem sont au nombre de zéro... Je ne peux guère souhaiter davantage à François, Marielle, Quitterie, Jean et les autres, que bonheur, amour et santé illuminent leur vie. Il n’est pas trop tard pour la bonne année… On a jusqu'au 31 janvier me dit-on dans l'oreillette.
[Je profite de ces quelques jours de repos, après la conclusion de la série Belle, pour régler quelques dettes contractées auprès d'émérites blogueurs. Les bons billets reviendront bien sûr, tout est question de saisons : il faut savoir attendre]