- Pff ! C’est une mélodie tire-larmes, un truc pour les petites midinettes dans ton genre !
Mirliton a cette gueule satisfaite qui m’énerve. J’ai presque envie de lui renverser le cendrier sur la tête et de lui barbouiller les yeux de cendres.
- Je vais te dire Mirliton, t’es complètement à coté de la plaque. Il n’y aura jamais assez de chansons d’amour sur cette planète. Jamais assez de mélodies chuintantes, de gonzesses enamourachées de types qui ne le méritent même pas, ça, c’est la course du monde, et on a besoin de ça pour avancer, faire battre les quelques veines qui sont toutes mortes autour de ton cœur plein d’abcès ! On a besoin d’overdose, de gonfler les sentiments avec le peu d’air qu’on a dans les poumons. On a besoin d’une bande son pour nos vies. Quand nos histoires sont trop dégueulasses ou communes pour qu’on les écrive, ou qu’on les vende, on les enturbanne avec ça. Tu peux soupirer, Mirliton, t’y comprends rien et puis c’est tout, ça sert à rien de faire ta mine outrée comme si c’est moi qui prenais la mouche et que j’devrais pas !
Et je me renverse sur le dossier de mon fauteuil, essayant de contenir la vague rouge qui submerge mes joues comme si j’étais un gosse ravagé par un feu de dents.
- Ouais, il fait, et tu t’allonges sur ton lit en rêvassant dans tes draps roses ? Tu soupires et tu réfléchis à ce que tu vas bien pouvoir raconter à ton journal intime…et le monde est plus joli comme ça, avec tes beaux sentiments qui s’étalent comme de la peinture sur les murs, des notes faciles, des sentiments qui ne veulent rien dire, qui ressassent cent fois les mêmes choses, qui racontent les mêmes histoires, qui sont pourtant jamais arrivées à personne ; une escroquerie que l’on se transmet oralement sous forme de mauvaise musique…réponds-moi, Dorham ! Combien de fois t’as entendu dans une chanson un type raconter que même si les montagnes lui tombaient sur la gueule, il continuerait de vivre pour aimer sa minette ? Combien de fois. Même si le ciel se fendait en deux, même si la terre crachait ses morts, même si le soleil crevait sous ses yeux…combien de fois…
- Pas assez, je réponds, t’es rien qu’un gros naze, Mirliton !
Mirliton a cette gueule satisfaite qui m’énerve. J’ai presque envie de lui renverser le cendrier sur la tête et de lui barbouiller les yeux de cendres.
- Je vais te dire Mirliton, t’es complètement à coté de la plaque. Il n’y aura jamais assez de chansons d’amour sur cette planète. Jamais assez de mélodies chuintantes, de gonzesses enamourachées de types qui ne le méritent même pas, ça, c’est la course du monde, et on a besoin de ça pour avancer, faire battre les quelques veines qui sont toutes mortes autour de ton cœur plein d’abcès ! On a besoin d’overdose, de gonfler les sentiments avec le peu d’air qu’on a dans les poumons. On a besoin d’une bande son pour nos vies. Quand nos histoires sont trop dégueulasses ou communes pour qu’on les écrive, ou qu’on les vende, on les enturbanne avec ça. Tu peux soupirer, Mirliton, t’y comprends rien et puis c’est tout, ça sert à rien de faire ta mine outrée comme si c’est moi qui prenais la mouche et que j’devrais pas !
Et je me renverse sur le dossier de mon fauteuil, essayant de contenir la vague rouge qui submerge mes joues comme si j’étais un gosse ravagé par un feu de dents.
- Ouais, il fait, et tu t’allonges sur ton lit en rêvassant dans tes draps roses ? Tu soupires et tu réfléchis à ce que tu vas bien pouvoir raconter à ton journal intime…et le monde est plus joli comme ça, avec tes beaux sentiments qui s’étalent comme de la peinture sur les murs, des notes faciles, des sentiments qui ne veulent rien dire, qui ressassent cent fois les mêmes choses, qui racontent les mêmes histoires, qui sont pourtant jamais arrivées à personne ; une escroquerie que l’on se transmet oralement sous forme de mauvaise musique…réponds-moi, Dorham ! Combien de fois t’as entendu dans une chanson un type raconter que même si les montagnes lui tombaient sur la gueule, il continuerait de vivre pour aimer sa minette ? Combien de fois. Même si le ciel se fendait en deux, même si la terre crachait ses morts, même si le soleil crevait sous ses yeux…combien de fois…
- Pas assez, je réponds, t’es rien qu’un gros naze, Mirliton !