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Le RH Factor du trompettiste Roy Hargrove, comment dire ?, c’est chaud. C’est typiquement le genre de concerts où l’on crie, où l’on monte sur les tables quand il y en a. On prend à pleines mains les fesses de sa voisine et on s’y colle, bienheureux, ensué comme jamais, profitant des rares moments de latence, muqueuses mêlées, pour exhorter la nuit à ne jamais s’arrêter.
La salle se transforme alors en sauna, les chemises, les t-shirts, les chemisier légers, les pantalons, jeans, jupes amples ou moulantes collent aux épidermes, les pâles ou sombres tétons des filles présentes percent le tissu de leur vêtement, les bassins se démoulent frénétiquement, la sexualité se propage, pire qu’une maladie vénérienne dans un abri anti-atomique.
C’est aussi ça la musique, et même, je serais tenté de dire, particulièrement ça : une expérience physique, déraisonnable et survoltée. Et puis comment vous le cacher maintenant, j’ai un James Brown dans chaque fesse, au moins deux dans chaque jambe, et une bonne demi-douzaine qui gigotent sur mon pelvis. Forcément, j’y suis prédestiné…
envoyé par Galaxy_rangers
RH FACTOR
The Joint - Jazz Baltica - 2003
envoyé par Nugg07_musicman
RH FACTOR
Bop Drop - Jazz à Vienne - 2004