J’ai longtemps hésité à donner mon sentiment au sujet des soubresauts qui agitent l’Eglise catholique ces derniers temps . Silencieux, sage comme une image (pieuse), je me suis contenté de lire les autres. Tout cela m’a laissé songeur, c’est le moins que l’on puisse dire. J’ai constaté que les prises de position les plus virulentes, à charge ou à décharge, étaient pour la plupart le fait d’athées revendiquées ou tout du moins d’agnostiques vaguement convaincus ; soit d’individus qui ne sont que très peu concernés par le sort de l’Eglise catholique ou de ceux qui en sont membres. J’en conclue que leur intérêt doit être ailleurs. A contrario, j’ai été soulagé de lire les avis éclairés de quelques catholiques éparpillés, je pense notamment à celui du chafouin (que j’ai lu à cette occasion pour la première fois), qui me semble témoigner d’une louable bonne foi et surtout d’une volonté de faire avancer la vérité, de rétablir tout du moins une forme d’équilibre. [pour ce que j’ai pu lire, cela va sans dire]
Ce qui m’inquiète le plus dans ces polémiques successives, outre le fait que le pape soit devenu la tête de turc d’à peu près tout ce qui se déclare moderne et sain d’esprit (ce que je pense être aussi, n’en déplaise à certains), c’est qu’elles révèlent surtout que les catholiques sont désormais en position très inconfortable, qu’ils sont devenus malgré eux un enjeu, qu’ils se trouvent désormais au confluent d’affrontements qui ne les concernent pourtant que de très loin.
Les pseudos bouffeurs de curé ne sont pas très difficiles à déchiffrer, ils souhaitent purement et simplement la disparition de l’Eglise catholique. Plus que de toute autre religion. Et des culs bénis qui vont avec. Prêtres et fidèles sont pour eux sans exception affligés des tares les plus innommables : couvreurs de pédophiles, négationnistes refoulés, antisémites patentés, manipulateurs sanguinaires. Je ne m’appesantirai pas sur eux, leur discours n’a pas réellement d’intelligence : c’est un discours sans rhétorique, inculte, qui prend appui sur la négation répétée d’évidences (historiques, humaines, philosophiques), sur la parfaite méconnaissance du sens profond des religions, du rôle qu’elles ont joué dans la constitution des peuples et du caractère inné de la réflexion métaphysique. En tant que croyant, je n'ai pas de mal à respecter un athée, pourquoi l'athée a-t-il tant de mal à me respecter en tant que croyant ? Pourquoi juge-t-il mon éradication absolument nécessaire ? Je me dis souvent qu’il faut être bien sûr de soi pour réfuter en bloc l’existence d’un Dieu, quel qu’il soit (et considérer que les croyants sont sans exception des demeurés) quand par ailleurs, les si brillants esprits de St Augustin, St Thomas d’Aquin, Pascal, Spinoza ou Descartes ne sont parvenus qu’à effleurer la question. Je m’interroge également sur ce que l’on dirait d’un individu qui prônerait l’éradication pure et simple d’un parti politique ou d’un courant de pensée ; on crierait à raison à la dérive totalitaire. Mais enfin, tout cela, c’est du classique, du menu fretin si je puis dire. On a l’habitude.
Plus inquiétantes (et nouvelles) sont les exhortations des civilisationnistes, même si elles ont parfois le ton de la farce, à la radicalisation des catholiques. Ceux-là ne sont bien souvent pas véritablement pratiquants et aucune foi ne semble guider leurs prises de positions (heureusement, cela voudrait dire qu’ils n’ont rien compris). Tentant de renforcer chez les catholiques un hypothétique sentiment de persécution, ils les encouragent en réaction à résister contre et à combattre ce qu’ils présupposent être les adversaires de la civilisation occidentale (à laquelle se rattacherait exclusivement la religion catholique(1)), autrement dit, à sortir les épées de leur fourreau. On connait bien cette forme de manipulation, elle a fait ses preuves à maintes reprises et on peut être soulagé de constater qu’elle n'est à ce jour utilisée que par une toute petite poignée d’individus, dont l’influence est heureusement modeste (pour employer un euphémisme). Cette évolution est néanmoins notable - elle est comme le frémissement de l’eau avant ébullition - et il ne faudrait pas qu’elle se propage davantage. Il appartient en réalité aux catholiques de se montrer de suite particulièrement ferme à cet égard.
Etre catholique aujourd’hui, ce n’est certes pas facile. Tout catholique sait cela. Tout catholique sait la dose d’effort qu’il faut pour assumer sa foi, pour ne pas se renier, comme Simon-Pierre le fit 3 fois avant le chant du coq. Il faut parfois supporter jusqu’aux railleries (bienveillantes le plus souvent je vous rassure) de son propre entourage. De ses parents, de ses amis, de ses collègues. Accepter d’être pris parfois pour un illuminé ou une sorte de fou, accepter de vivre avec les a priori qui collent à la peau du catholicisme (dont l’Histoire est très souvent déformée, travestie, noircie) et malgré tout, trouver la force de vivre en accord avec sa foi et ses préceptes fondateurs. Il faut parvenir à endurer sereinement des attaques d’une violence parfois inouïe portées contre soi à travers l’institution, ignorer les soupçons permanents dont chaque catholique fait l’objet. Il lui faut encore serrer les dents lorsque l’on traîne l’essentiel de ce qui le constitue, l’essentiel de ce qu’il respecte et vénère dans la boue. Il lui faut également apprendre à encaisser les coups que l’Eglise se porte à elle-même, lorsque ses représentants se révèlent parfois d’immondes criminels. Et continuer d’être un chrétien, dans tout ce que cela comporte d’efforts, d’abandon, de confiance. Il faudra désormais ajouter à cette panoplie au cuir épais une capacité de résistance aux bons conseils venus d’ailleurs. Il faudra apprendre à exprimer avec fermeté, que la foi catholique n’est pas une tunique bon teint, un enjeu, encore moins une pancarte à brandir en tête de cortège. Il faudra répéter que la guerre des civilisations ne se jouera pas avec la participation des catholiques, qu’ils continueront de la refuser (parce qu’elle est contraire à tout ce qui fonde leur espérance), qu’ils ne seront pas l’intermédiaire oriflamme de tous ceux qui rêvent un jour d’en découdre.
(1) En identifiant le lien particulièrement ténu qu’entretient l’occident avec le christianisme en général et le catholicisme en particulier, certains finissent par se convaincre que le catholicisme est avant tout de nature « occidentale ». La lecture même inattentive de la Bible, ou l’étude de la signification du terme « catholique » qui se rattache à l’infini et à l’universalisme, suffit à démontrer qu’il s’agit d’un contresens.
Ce qui m’inquiète le plus dans ces polémiques successives, outre le fait que le pape soit devenu la tête de turc d’à peu près tout ce qui se déclare moderne et sain d’esprit (ce que je pense être aussi, n’en déplaise à certains), c’est qu’elles révèlent surtout que les catholiques sont désormais en position très inconfortable, qu’ils sont devenus malgré eux un enjeu, qu’ils se trouvent désormais au confluent d’affrontements qui ne les concernent pourtant que de très loin.
Les pseudos bouffeurs de curé ne sont pas très difficiles à déchiffrer, ils souhaitent purement et simplement la disparition de l’Eglise catholique. Plus que de toute autre religion. Et des culs bénis qui vont avec. Prêtres et fidèles sont pour eux sans exception affligés des tares les plus innommables : couvreurs de pédophiles, négationnistes refoulés, antisémites patentés, manipulateurs sanguinaires. Je ne m’appesantirai pas sur eux, leur discours n’a pas réellement d’intelligence : c’est un discours sans rhétorique, inculte, qui prend appui sur la négation répétée d’évidences (historiques, humaines, philosophiques), sur la parfaite méconnaissance du sens profond des religions, du rôle qu’elles ont joué dans la constitution des peuples et du caractère inné de la réflexion métaphysique. En tant que croyant, je n'ai pas de mal à respecter un athée, pourquoi l'athée a-t-il tant de mal à me respecter en tant que croyant ? Pourquoi juge-t-il mon éradication absolument nécessaire ? Je me dis souvent qu’il faut être bien sûr de soi pour réfuter en bloc l’existence d’un Dieu, quel qu’il soit (et considérer que les croyants sont sans exception des demeurés) quand par ailleurs, les si brillants esprits de St Augustin, St Thomas d’Aquin, Pascal, Spinoza ou Descartes ne sont parvenus qu’à effleurer la question. Je m’interroge également sur ce que l’on dirait d’un individu qui prônerait l’éradication pure et simple d’un parti politique ou d’un courant de pensée ; on crierait à raison à la dérive totalitaire. Mais enfin, tout cela, c’est du classique, du menu fretin si je puis dire. On a l’habitude.
Plus inquiétantes (et nouvelles) sont les exhortations des civilisationnistes, même si elles ont parfois le ton de la farce, à la radicalisation des catholiques. Ceux-là ne sont bien souvent pas véritablement pratiquants et aucune foi ne semble guider leurs prises de positions (heureusement, cela voudrait dire qu’ils n’ont rien compris). Tentant de renforcer chez les catholiques un hypothétique sentiment de persécution, ils les encouragent en réaction à résister contre et à combattre ce qu’ils présupposent être les adversaires de la civilisation occidentale (à laquelle se rattacherait exclusivement la religion catholique(1)), autrement dit, à sortir les épées de leur fourreau. On connait bien cette forme de manipulation, elle a fait ses preuves à maintes reprises et on peut être soulagé de constater qu’elle n'est à ce jour utilisée que par une toute petite poignée d’individus, dont l’influence est heureusement modeste (pour employer un euphémisme). Cette évolution est néanmoins notable - elle est comme le frémissement de l’eau avant ébullition - et il ne faudrait pas qu’elle se propage davantage. Il appartient en réalité aux catholiques de se montrer de suite particulièrement ferme à cet égard.
Etre catholique aujourd’hui, ce n’est certes pas facile. Tout catholique sait cela. Tout catholique sait la dose d’effort qu’il faut pour assumer sa foi, pour ne pas se renier, comme Simon-Pierre le fit 3 fois avant le chant du coq. Il faut parfois supporter jusqu’aux railleries (bienveillantes le plus souvent je vous rassure) de son propre entourage. De ses parents, de ses amis, de ses collègues. Accepter d’être pris parfois pour un illuminé ou une sorte de fou, accepter de vivre avec les a priori qui collent à la peau du catholicisme (dont l’Histoire est très souvent déformée, travestie, noircie) et malgré tout, trouver la force de vivre en accord avec sa foi et ses préceptes fondateurs. Il faut parvenir à endurer sereinement des attaques d’une violence parfois inouïe portées contre soi à travers l’institution, ignorer les soupçons permanents dont chaque catholique fait l’objet. Il lui faut encore serrer les dents lorsque l’on traîne l’essentiel de ce qui le constitue, l’essentiel de ce qu’il respecte et vénère dans la boue. Il lui faut également apprendre à encaisser les coups que l’Eglise se porte à elle-même, lorsque ses représentants se révèlent parfois d’immondes criminels. Et continuer d’être un chrétien, dans tout ce que cela comporte d’efforts, d’abandon, de confiance. Il faudra désormais ajouter à cette panoplie au cuir épais une capacité de résistance aux bons conseils venus d’ailleurs. Il faudra apprendre à exprimer avec fermeté, que la foi catholique n’est pas une tunique bon teint, un enjeu, encore moins une pancarte à brandir en tête de cortège. Il faudra répéter que la guerre des civilisations ne se jouera pas avec la participation des catholiques, qu’ils continueront de la refuser (parce qu’elle est contraire à tout ce qui fonde leur espérance), qu’ils ne seront pas l’intermédiaire oriflamme de tous ceux qui rêvent un jour d’en découdre.
(1) En identifiant le lien particulièrement ténu qu’entretient l’occident avec le christianisme en général et le catholicisme en particulier, certains finissent par se convaincre que le catholicisme est avant tout de nature « occidentale ». La lecture même inattentive de la Bible, ou l’étude de la signification du terme « catholique » qui se rattache à l’infini et à l’universalisme, suffit à démontrer qu’il s’agit d’un contresens.

Je trouve tout particulièrement intéressant le couplet sur les civilisationnistes! Ils ne défendent pas le catholicisme masi la chrétienté, qu'ils opposent à l'islam qui leur fait peur, ne croient en rien mais voudraient que les catholiques renient leur foi pour s'allier à eux en tant qu'identitaires!
RépondreSupprimerInvraisemblable!
Merci de ce billet.
Tiens ! J'ai lu... Mais la première lecture était de travers : j'ai cru que tu approuvais Criticus.
RépondreSupprimerPardon.
Je reviens commenter plus tard mais sur l'introduction uniquement : le reste ne me concerne pas. Je suis athée bouffeur de curé mais pas méchant...
Le chafouin,
RépondreSupprimerC'est exactement cela.
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Nicolas,
Ah oui, t'as de quoi demander pardon là en effet ! Je ne suis pas prêt d'être d'accord sur Criticus avec quoi que ce soit, surtout pas sur le couplet des civilisations.
Ce serait me renier deux fois, en tant que catho, en tant que gaucho.
Je sais que tu es un bouffeur de curé - pas méchant - et je ne te le reproche pas du reste. Je n'ai rien contre les athées comme je l'ai dit dans mon billet. A part ceux qui veulent me jeter dans une benne à ordures en plusieurs morceaux :)
Excellent billet, et qui rejoint un certain nombre de questions que je me pose depuis quelque temps (à mon propre sujet). Il me semble que le distingo établi par le Chafouin entre catholicisme et chrétienté est tout à fait pertinent, à condition toutefois de ne pas nier qu'ils s'articulent fortement l'un avec l'autre.
RépondreSupprimerTiens ! Vaut mieux un billet qu'un commentaire qui serait, somme toute, hors sujet.
RépondreSupprimerQuand je lis d'aussi beaux textes, cela me donne envie d'avoir des convictions et de savoir construire une argumentation pour les défendre.
RépondreSupprimerCela dit, je pense qu'il revient aux catholiques de comprendre qu'ils n'ont pas à se sentir responsables de leur église, pas davantage que nous le sommes de notre gouvernement. L'Eglise, cette magnifique expression de ce qu'est le pouvoir, mérite l'opprobre pour un bon nombre de ses oeuvres hier et aujourd'hui sans doute. Il reste que des hommes d'église qui atteignent parfois un niveau de pouvoir dans la hiérarchie sont admirables, d'autant plus admirables. Les autres acceptent de regarder ailleurs. Tout le monde n'est pas un révolutionnaire comme un certain Jésus de Nazareth.
C'est un très beau texte, Dorham. Je vous assure qu'on peut être athée, modestement athée, sans être pour autant bouffeur de curé et villipendeur de croyants.
RépondreSupprimer"Cette évolution est néanmoins notable - elle est comme le frémissement de l’eau avant ébullition - et il ne faudrait pas qu’elle se propage davantage."
Je me demande s'il y a beaucoup de conversions civilisationnistes. C'est un peu tard pour lever les armées chrétiennes contre les sarrasins, et les nouveaux croisés n'ont pas une foi très engageante.
"Il faudra répéter que la guerre des civilisations ne se jouera pas avec la participation des catholiques, qu’ils continueront de la refuser (parce qu’elle est contraire à tout ce qui fonde leur espérance), qu’ils ne seront pas l’intermédiaire oriflamme de tous ceux qui rêvent un jour d’en découdre."
Dieu vous entende!
Pas un mot ni une virgule à retrancher de cette sortie, que dis-je de cette épiphanie, ô combien salutaire.
RépondreSupprimerJe vous félicite.
"La lecture même inattentive de la Bible, ou l’étude de la signification du terme « catholique » qui se rattache à l’infini et à l’universalisme,"
RépondreSupprimerVous êtes au courant que le catholicisme est certes d'origine juive, mais également grecque ?
Il faut quand même être bien aveugle pour refuser de voir que l'Occident s'est construit avec le catholicisme comme fondement. Sinon, on n'aurait pas une église par village. L'histoire de l'Occident et du christianisme est complètement liée.
C'est aujourd'hui terminé, mais on ne peut pas renier 2 millénaires de vie commune ainsi.
l'inconvénient à traiter de tels sujets, c'est qu'on attire de drôles de zozos... ou, plutôt, qu'on les fait sortir du bois. Euh... tiens, Polydamas est de retour ;-))
RépondreSupprimerDidier Goux,
RépondreSupprimerMerci. On est d'accord. Il ne s'agit pas de nier les origines ou ce sur quoi s'est appuyé le catholicisme pour se développer mais de le replacer dans le contexte de son message. Il y a relation mais les limites de l'un ne peuvent circonscrire l'autre. (sais pas si suis bien clair, là !)
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Mtislav,
Merci.
L'Eglise a un rapport avec Dieu mais elle est administrée par des hommes. Ils ont en eux le choix du meilleur comme du pire, hélas. L'attrait du pouvoir n'aide pas.
Et oui, l'Eglise a été criminelle dans son Histoire, peut-être ne serait-on d'ailleurs pas d'accord sur les instants où elle s'est révélée coupable de crimes.
Je constate quand même que certains personnages de l'Eglise catholique sont jugés d'autant plus durement qu'ils furent catholiques. Mais c'est là sans doute le pris que l'on doit payer quand on trahit des engagements nobles.
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Suzanne,
Et bien merci.
Non, c'est ce que je dis. Le nombre des civilisationnistes est encore faible et leur influence balbutiante. Heureusement. Mais je constate qu'autrefois, on ne les entendait pas. On commence à percevoir comme un marmonnement. Une "rumeur".
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Christophe,
Merci et bienvenue ici.
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Polydamas,
Je suis au courant. Je ne reviendrai pas sur la géographie du catholicisme. Premièrement, c'est plus compliqué que cela. Savez-vous que Nicée se trouve en Turquie ? Enfin...
Sachez qu'en tant que croyant, je considère que l'origine du catholicisme, c'est évidemment Dieu lui-même. Si vous me dites que Dieu est occidental et qu'il est né à Marcq en Baroeuil, j'appelle de suite les urgences psychiatriques.
Le message catholique ne contient aucune mention d'origine et ne contient aucune limite temporelle, culturelle, régionale. Il pêche au large. Toujours. Par essence.
Lucia,
RépondreSupprimerJe découvre :)
Dorham : non, vous n'êtes pas très clair, mais c'est sans importance : moi non plus, je crois. Sans vouloir créer un mini-buzz artificiel, vous comprendrez ce que je veux dire, si vous lisez mon journal de mars (en ligne de 30 avril). Et, alors, votre avis m'intéressera beaucoup (j'ai un mail privé...).
RépondreSupprimerDidier,
RépondreSupprimerje me doutais bien que j'étais confus... Et je lirai avec attention le journal de mars.
Au besoin, je connais votre mail bien sûr.
Ton article est sensationnel... je voudrais bien y répondre longuement mais en ce moment, les mots -ces mots que je voudrais le plus justes possible- je n'arrive pas à les aligner....force m'est de constater cependant que l'on met aisément de l'huile sur le feu et que la religion sert de couverture à pas mal de choses... en ce moment c'est relativement pratique... Ce n'est quand même pas d'hier que l'église n'est pas parfaite... de toutes façons on ne fait pas le distingo entre le catholiscisme et les administrateurs de l'église...
RépondreSupprimerJe vais relire ton texte, le mettre sur papier, cela me sera plus facile... trop de mal à lire de longs textes sur l'écran...
bon dimanche à toi....
il me semble me souvenir d'avoir mis sur mon autre site un petit mot pour toi... je vais regarder...
Très bon billet, d’un humanisme tout dorhamien ! :) Le catholicisme peut apparaitre effectivement comme ce premier de la classe que l’on aime bien taper, moins pour ce qu’il représente que pour cultiver ce genre de camaraderie forgée sur le dos d’un adversaire commun.
RépondreSupprimerJe retourne combler mon retard de lecture...
Jeffanne,
RépondreSupprimerEt bien, "sensationnel" !!! Merci à toi en tout cas...
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Balmeyer,
Le catholique est taiseux surtout :)
« Taiseux » : c’est un peu la grande majorité silencieuse. Il y a aussi le fait qu’un type normal, équilibré, humain, modéré, n’est pas audible. C’est pourtant lui qui devrait être écouté ! Mais de plus en plus, c’est le type immodéré, caricatural, qui passe médiatiquement. Ce qui fait qu’on a l’impression de vivre dans une société d’hystérique, une société associative de fou furieux. Genre Siné contre Monseigneur Lefèvre, comme si le monde était un plateau de « ciel mon mardi ». Le mec pondéré, il ne va pas faire une association des catholiques (ou autres) pondérés, alors que le fou furieux, il va la faire, l’association des fous furieux !...
RépondreSupprimerC'est cela.
RépondreSupprimerJ'ai souvent des discussions avec des membres de la paroisse ou des prêtres sur des sujets dits "sensibles". On n'est pas toujours d'accord, mais ils essaient toujours de remettre les choses dans leur contexte, de dédramatiser, de se livrer à des exercices de comparaison.
Le débat de raison n'a plus cours. Tous les raisonnements sont sans effet.
Les médias ont un os (Benoit XVI - et pourtant, c'est peu dire que j'aurais préféré un autre pape), ils le rongent. Et ils sonnent le cor pour convier tous les autres petits fauves du dimanche à se faire les dents.
L'article de Didier en lien témoigne de cela. On croit démontrer quelque chose sur les catholiques en allant sur le parvis de St Nicolas. Or, ces gens là, lefebvristes et autres, n'ont strictement rien en commun avec nous. Absolument rien.
Dorham,
RépondreSupprimerJe te mets les commentaires que j'avais mis chez Nicolas, vant que les 50 derniers ne sautent, pour répondre aux coms :
Dorham
RépondreSupprimerJe suis entièrement d'accord avec toi quand tu dis que la Bible est paraboles, symboles et allégories, tu as compris le message des écrits sacrés, les personnages de la Bible sont des archétypes qui parlent à notre inconscient collectif et individuel.
Tu as cherché, tu as trouvé cette vérité que beaucoup n'ont toujours pas compris.
-références :
Carl Gustav Jung, "Dialectique du Moi et de l'inconscient"
Carl Gustav Jung, "Phychologie et religion"
Jean Yves Leloup, "les profondeurs oubliées du christianisme"
Nicolas, quand tu dis :
"En fait, je n'ai aucune considération pour un être humain que je rencontre au hasard. C'est l'humanité qui m'intéresse".
Tu dis tout et son contraire, c'est l'humanité qui t'intéresse : mais c'est de la considération pour l'homme ça !
"La croyance en Dieu est oecuménique", humaniste, elle aurait dû relier tous les hommes et femmes, enfants de toute religion et de toutes croyances, la réalité a été autre, elle a divisé.Elle a divisé dès le départ en créant une "religion patriarcale" où la femme n'avait de place ni dans les enseignements, ni dans la transmission des savoirs qui ne se divulguaient que par le verbe.
A ce propos, je t'invite Dorham, si tu ne l'as pas fait à lire les Evangiles apocryphes, les traductions de Jean Yves Leloup, celle de Thomas, Philippe et Marie Madeleine, tu comprendras pourquoi l'Eglise catholique "romaine" a voulu et a eu intérêt à les écarter des écrits canoniques.
Pour moi, le plus croyant, est celui qui ne pratique pas, c'est l'athée ou l'agnostique qui chaque jour sourit, vit sa vie en harmonie avec les autres, qui a une vie sociale vivante et heureuse,tout comme Nicolas, Kim, Claudio,Didier. C'est celui qui ne passe pas son temps à chercher la faille dans l'autre, celui qui n'ouvre pas sans cesse les plaies mais qui a un minimum de compassion pour son voisin.
La religion n'aurait jamais dû être une religion mais une philosophie humaniste et rien de plus. La religion telle qu'elle est aujourd'hui est une guéguerre de pouvoirs d'enjeux politiques et territoriaux, tout le contraire du message originel des textes sacrés quels qu'ils soient...
Cherchez, vous trouverez...
Dieu n'est pas là où vous le cherchez. Les religieux ont bien égarés les gens du message originel.
Tout est dans le coeur.
Est apellé Dieu : le verbe, le mouvement, l'élan. Celui qui est capable d'ouvrir son coeur, de recevoir l'amour,et de le rendre, le donner au centuple, celui qui est capable de compassion, d'humanité, d'attention, d'amour pour son prochain.
Rien de secret à celà, tout le monde est capable de cet élan là !Nul besoin d'être catholique musulman, "se relier à l'autre" c'est l'élan, le verbe, le mouvement d'amour pour soi et son prochain.C'est un message tout con et tout simple, des milliards de feuillets, de livres, de symboles sacrés, deux mille années pour expliquer "ceci".
Plus le message est simple et plus l'homme cherche très loin ce qu'il a en lui.
Le rocrocodile,
RépondreSupprimerCela va sans dire que je ne suis pas d'accord du tout avec ce que tu dis dans ton commentaire, mais on atteint là les limites du blog.
J'ai beaucoup de mal avec cette phrase : "Pour moi, le plus croyant, est celui qui ne pratique pas, c'est l'athée ou l'agnostique qui chaque jour sourit, vit sa vie en harmonie avec les autres, qui a une vie sociale vivante et heureuse"
En tant que pratiquant, je te rassure, je souris, je vis, et ma vie est en harmonie avec les autres, y compris avec une majorité de non-pratiquant. Dire qu'un athée est croyant, c'est absurde !
"C'est celui qui ne passe pas son temps à chercher la faille dans l'autre, celui qui n'ouvre pas sans cesse les plaies mais qui a un minimum de compassion pour son voisin."
Je dois donc en conclure que je juge l'autre de façon permanente et que je me fiche de son sort ?
"Dire qu'un athée est croyant, c'est absurde !"
RépondreSupprimerHeu... Oui !
"Dire qu'un athée est croyant, c'est absurde !"
RépondreSupprimerJe précise que la discussion avec Nicolas faisait ressortir que l'athéisme était bien - selon moi -une croyance en soi.
Mais c'est le terme "croyant" en tant que tel qui m'a fait tiquer, car "croyant" est - pour faire simple - un terme qui fait référence au "credo"... (on ne dit pas d'un juif ou d'un musulman qu'il est croyant - ou on le dit par effet de rebond)
Je pense que ce que tu voulais dire, c'est que l'on pouvait être un juste tout en étant athée ou agnostique, en fonction de ses idéaux et actes quotidiens. Cela, je ne le nie pas, bien sûr. Tout comme je ne nie pas qu'un pratiquant puisse être un salaud intégral. C'est la différence entre le "juste" et le "pharisien". Tout est dans les Evangiles.
Il n'empêche : donner primauté aux idées de justice, d'équité, de partage, de respect, d'Amour etc... ne provient pas d'idéologies, mais bien du premier monothéisme (le judaïsme).
Si un croyant ne peut plus s'incliner devant un paradoxe, autant fermer les cathédrale et les transformer en agences d'intérim. On embauchera des aveugles pour filtrer les entrées. Et les miracles auront lieu au Pôle-Emploi du coin.
RépondreSupprimerNicolas,
RépondreSupprimerC'est l'expression qui est mal choisie, je crois que le recrocodile avait autre chose en tête. J'ai essayé de l'interpréter...
Mtislav,
RépondreSupprimerMais va pour les paradoxes ! (qui ne sont heureusement pas l'apanage des croyants)
Dorham,
RépondreSupprimerJe taquinais.