vendredi 18 septembre 2009

Au milieu de nulle part


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Les réacs en ont marre du politiquement correct et des bien-pensants ! Et ils le font savoir. Ils disposent même de quelques têtes de gondole cathodiques pour porter leur drapeau et ils les chérissent comme ils le méritent.

Parallèlement, les réacs rêvent d’une société sans tabous. D’une société où tout pourrait être dit, où tout serait sujet à discussion : nationalisme, immigration, colonisation, esclavage, pédophilie, inceste, islam, racisme. Tout ce qui fait pousser des cris d’orfraie aux bien-pensants (qui sont également outrageusement procéduriers) doit pouvoir être clairement exprimé. Et défendu, voire combattu s’empresse-t-on d’ajouter (avec un à propos confondant). Mais exprimé.

Autrement dit, les réacs luttent férocement pour la prééminence de leurs idées et pour la destruction de celles de leurs adversaires. Ils combattent pour qu’on les entende et que les autres ferment leur gueule.

Ils en témoignent eux-mêmes. Ils se battent pour la liberté d’expression. Pour nous quasiment, autant y aller franco, qui sommes incapables de percevoir les dangers qui nous menacent et donc, conséquemment, d’identifier ce qui ferait notre bonheur. Comme leurs adversaires donc, et exactement de la même façon.

Etonnant non ?

37 truc(s) extra en plus:

  1. De quels réacs parlez-vous ? De personnes comme Finkielkraut, ou d'internautes, de blogueurs étiquetés "réacosphère"

    En quoi les réacs luttent-ils pour que les autres ferment leur gueule ?

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  2. Suzanne (m'enfin),

    Des deux...Suzanne, des deux !

    Pour le reste, simple logique et mise en relation des contradictions.

    Les réacs luttent pour la mise à mort du politiquement correct. Contre l'idée de repentance par exemple, qui les débecte. Ils en souhaitent la disparition puisque, disent-ils, c'est l'une des racines de notre déperdition. Notre salut dépendrait en partie de sa disparition.

    Il suffit d'être logique.

    C'est ABSOLUMENT FAUX de prétendre que les réacs sont attachés à la confrontation des opinions et à la libre expression. Ce n'est qu'un paravent temporaire et une posture mensongère. Qu'ils adoptent parce qu'ils sont inférieurs en nombre. La force n'est pas de leur coté. Dans ces conditions, on discute bien sûr, on ne défend la liberté d'expression que lorsque l'on pense en être privé. Logique, non ? Renversez le couvercle et vous verrez...

    Prenons un autre exemple. Les réacs qui pensent que l'islam devrait être banni de nos sociétés souhaitent nécessairement (où ils sont cons ou n'assument pas leurs propos) que les voix qui militent pour sa coexistence avec notre mode de vie se taisent (elles ou leur influence).

    Finkielkraut comme les blogueurs ! Tout pareil que les bien-pensants épidermiques !

    Lutter contre une idée, c'est nécessairement souhaiter sa disparition, il n'y a pas de cohabitation possible entre deux positions absolument contradictoires, c'est donc souhaiter au choix :

    - que celui qui la véhicule se taise,

    - que celui qui la véhicule se range aux idées contraires.

    Convaincre ou briser. C'est le but de tout débat. Vous voyez ? Défendre les vertus du débat, c'est précisément (et très subtilement) aller à l'encontre de la liberté d'expression. A moyen terme bien entendu. Une fois l'ennemi défait, qui, comment, pourquoi combattre ? Juste pour le plaisir de la faire ? Ce serait du cirque alors tout ça ? Les réacs seraient des gars pas sérieux ?

    héhé !

    C'est précisément pour cela qu'au débat, je préfère le dialogue. Et il est impossible de dialoguer à propos de tout et n'importe quoi.

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  3. Ce n'est pas étonnant. Je discutais l'autre jour avec un troll réactionnaire gros et buveur de bière, à propos de l'affaire Hortefeux. Il m'expliquait en gros qu'on n'avait pas le droit de dire qu'Hortefeux n'avait pas le droit de dire ce qu'il a dit.

    Je souriais bêtement.

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  4. Nicolas,

    Oui, par exemple...celle-là est bien bonne.

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  5. J'ai découvert depuis peu la "réacosphère". Les auteurs utilisent une sémantique plus ou moins "nébuleuse" mais qui reste profondément dangereuse à mon goût. Qui joue avec les sentiments, les émotions, qui jongle avec des inépties déguisées d'intelligence, des postulats bas de gamme, des assertions sans le moindre fondement qui me laisse parfois sans mots tant ils me déroutent par leurs convictions et surtout de la façon dont ils les expriment.
    Mais j'avoue aller en lire quelques uns, juste pour me sentir en vie, pour entrer dans le ring, pour foutre le bordel. En général, ils détestent ça. Je me fais insulter de tous les noms. Oui, parce qu'en fait les "réacs" abhorrent les réactions qui ne vont pas dans leur sens.
    Au final, en les lisant, et sans aucune prétention analytique, je me rends compte que leur côté "réac" est strictement basé sur leurs propres frustrations sociales et affectives. Il voient la France et leurs nombrils comme l'Univers, ils se débattent contre eux-mêmes, contre ce qu'ils ne sont pas, ce qu'ils ne pourront jamais être ou vivre.

    Merci pour ce billet.

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  6. plus que les réacs de la blogosphère, qui ne sont bien souvent que des frustrés (ou des pervers narcissiques déguisés en jeune fille franchouillarde surdouée, issue du peuple et bien propre sur elle, suivez mon regard...), je redoute ceux qui détiennent le pouvoir et qui sont en train de détricoter les acquis de la République(comme je le lisais aujourd'hui dans Le Monde, dans l'interview de Julien Dray), suivez le regard de Sarkozy.

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  7. Non, franchement, vous avez tort sur un point important.

    La plupart des réacs de la blogosphère ne discutent pas et ne débattent pas : j'ai eu quelques expériences qui me l'ont largement démontré.

    Didier est une exception (avant 19h), ce qui ne l'empêche pas de suivre les raisonnements que tu décris.

    En fait, on passe trop de temps chez lui : Nicolas, pour une fois, a une mauvaise influence.

    Il faudrait qu'il fasse un conseil de blogage : "ne trainez pas trop chez les réactionnaires, cela trouble la qualité de votre blogage".

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  8. Et bien, cette réacosphère, elle est inquiétante. Quelqu'un peut me dire combien je mange de petits enfants au petit-dej.

    "C'est ABSOLUMENT FAUX de prétendre que les réacs sont attachés à la confrontation des opinions et à la libre expression."

    Ah bon ? Mais alors Nicolas qui me censure sur son blog, c'est par bonté d'âme.

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  9. Les commentaires... Chapeau ! On dirait un sermon de curé qui met en garde contre les mauvaises influences. Ne pas dévier du catéchisme et de la juste pensée, et vous aurez le paradis, mes frères. Ne doutons pas, surtout. Il y a des gentils, des méchants. Les méchants veulent empêcher les gentils de parler. Ils sont tous pareils.

    Ah, les vertueux... Choisis ton camp, camarade.

    Il me semble que le refus de la discussion, la violence verbale (même, les insultes) soient partagés par toutes sortes de gens.

    Bon, j'aimerais bien qu'on me dise clairement qui je ne dois plus aller polluer sur son blog.

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  10. mais, lucia, qu'est-ce qui vous fait croire que la jeune fille franchouillarde surdouée issue du peuple ne peut être en réalité qu'un pervers narcissique - et clairement pas ce qu'"elle" prétend?
    Pour le billet, c'est pas faux, mais bon globalement la "réacosphère" est mieux écrite et plus drôle que le reste, alors ça me va (mais je suis consciente que c'est trèèès dangereux pour mon faible cerveaux d'aller lire de si mauvaises pensées, uovo, ne vous fâchez pas tout rouge).

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  11. D'abord, je me permets de vous exprimer la joie que j'éprouve à vous voir reprendre la publication de votre blog.
    Ensuite, je vous pose cette cette question en rapport avec votre billet: mais alors, que faut-il faire? Honnêtement je ne pense pas que des personnes comme Didier ou Suzanne soient racistes (puisque je pense que c'est le fond du problème) au sens large du terme, parce que si l'on veut chipoter nous sommes tous racistes, mais qu'ils éprouvent un sentiment d'inquiétude face à un phénomène que je préfère qualifier de "deux poids, deux mesures" plutôt que de politiquement correct qui semble affecter le monde occidental et qui, de loin, ressemble un peu à un suicide collectif. Enfin, je n'en sais trop rien car,ici, en Polynésie, les indigènes de la république c'est nous, les blancs, mais comme nous sommes une minuscule minorité, il est normal que nous rasions un peu les murs vu qu'on nous rend responsables de tous les maux, passés, présents et à venir. Mais à la différence de la France, il n'est pas politiquement incorrect d'etre raciste (anti-blanc) ici. Tenez, le parlement local vient de voter une loi que je n'hésiterais pas à qualifier de raciale puisqu'elle interdit aux étrangers (les français de métropole) d'exercer une profession avant d'avoir résidé cinq ans en Polynésie (qui, à part un retraité, peut rester cinq ans sans travailler?). En sont dispensés les polynésiens de souche qui rentrent en Polynésie après un long séjour passé à l'étranger, entendez la France. Donc c'est clairement une loi raciale, absurde de surcroit, puisque le solde migratoire de la Polynésie est largement négatif. Les seuls "étrangers" à venir travailler en Polynésie le font dument munis de contrats de travail (médecins, ingénieurs, profs) et ne sont donc pas concernés par la loi. Non, c'est juste une loi, bête et méchante, destinée à montrer qu'on n'aime pas les gens racialement différents. On imagine, qu'introduisant une distinction entre des citoyens français égaux en droit, cette loi, inique, a fait l'objet d'un recours auprès du conseil d'Etat. Que nenni! Silence assourdissant du côté du Haut-Commissariat de la République. Imaginez, une seconde, rien qu'une seconde, que pareille loi soit votée au parlement français, loi qui affecterait en priorité les ressortissants des DOM-TOM, je vous laisse imaginer les réactions...C'est ce que j'appelle le "deux poids, deux mesures". Alors que des gens s'en inquiètent n'a rien d'étonnant, puisque ce phénomène se produit quotidiennement en métropole si j'en crois ce que je lis à gauche et à droite: ce qui est décrit comme du racisme en provenance d'un blanc, n'est que réaction normale en provenance d'un maghrébin ou d'un africain, peuples stigamatisés par un siècle de colonialisme sauvage et barbare, blablabla. Même Tintin en prend pour son grade. J'irais même plus loin: si les autorités politiques, morales, culturelles, continuent dans la voie de la culpabilisation et de la repentence pour des crimes imaginaires ou prescrits, on peut s'attendre de la part des visages pâles à une réaction autrement plus violente que des posts politiquement incorrects sur le net. Personne n'a envie de ça, je suppose. Si?

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  12. Uovo,

    Pas vraiment d'accord sur l'aspect "frustrations". En revanche, je ne sais pas quels réacs vous lisez, les vôtres ont l'air pire que les miens :) En fait, les pires, je ne vais pas les lire (plus d'une fois, nécessairement), je ne suis pas dingue à ce point.

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    Lucia,

    Alors là, j'ai rien compris :) Enfin, c'était voilé quoi...

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    Mathieu,

    Je ne suis pas perméable. Et Didier, c'est différent. Il n'est pas visé par ce billet, et n'est pas le centre du monde-avec-pensées-à-la-con (smiley).

    Par ailleurs, je ne suis pas d'accord, les réacs débattent et c'est exactement ce que je leur reproche, tout comme à leurs adversaires. En réalité, plus exactement, ce que je leur reproche, c'est de faire croire que leurs velléités de débat manifestent un amour de la libre expression. Le débat est une sorte de sclérose démocratique (j'insiste là-dessus), qui prétend vouloir défendre la liberté et le respect des opinions, c'est évidemment tout le contraire.

    Qui débat et prétend ne pas vouloir l'emporter, ne serait-ce que moralement ou sous forme de traits d'esprit, est un menteur. Qui débat veut le silence. Nier cela, c'est nier l'évidence.

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    PRR,

    Vous allez nous gonfler longtemps avec cette histoire de censure ? On vous a viré d'un blog, pas envoyé au goulag que je sache. Remettez-vous, c'est la récré !

    J'ai indiqué très clairement dans le billet que je renvoyais dos à dos réacs et "béni-oui-oui". Donc, votre commentaire est HORS SUJET ! Les uns portent leur belle âme en bandoulière, les autres la liberté en collier de fleurs. Tout cela n'est que posture. Voilà tout ce que je dis.

    Après, vous mangez ce que vous voulez, qui vous voulez, ce n'est pas moi qui digère à votre place.

    Les réacs ne m'inquiètent du reste aucunement, vous non plus, dans le fond, tout cela est une sorte de farce.

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    Suzanne,

    Pas responsable des commentaires non signés Dorham. Vous n'êtes absolument pas visée par mon texte et on ne risque pas de vous censurer ici.

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    Alice,

    Le billet est mieux que pas "faux". Il est vrai. Et votre âme...et bien laissez-là donc tranquille, elle n'a strictement rien à voir là dedans.

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  13. Ah, flute, Manutara...

    je vous réponds demain, car, j'ai un peu la flemme. Sachez que je vous porte une estime similaire. Juste une chose, je n'ai jamais écrit que je pensais que Didier et Suzanne étaient racistes. Je les lis, apprécie de les lire, je serais maso sans quoi :)

    Encore une fois, ils ne sont vraiment pas visés. Je pensais véritablement à d'autres gens. Et même plutôt à une sorte de courant de pensée, protéiforme ! Des trucs, lus, entendus, Zemmour, Finkielkraut, PRR (ici en commentaire)...une communion d'opinion.

    Pour le reste...à demain !

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  14. Oui, je sais que vous ne visiez ni Didier, ni Suzanne, mais comme j'ai souvent l'occasion de les lire ainsi que de lire les commentaires que suscitent leurs prises de position, je les bombarde, à leur corps défendant, certainement, porte-parole d'une certaine réaction, réaction devant s'entendre au sens éthymologique du terme, un peu comme réagit le client d'un restaurant qui, ayant attendu une heure, se voit servir un steack minuscule, alors que son voisin, arrivé plus-tard et servi plus tôt, dévore à belles dents un pièce de boeuf que son assiette peine à contenir. Ca va peut-être dans le sens de l'histoire, mais ça agace un peu, tout de même.

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  15. En somme, on ne débat pas, mais on rigole bien quand même...

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  16. très souvent, le niveau de la critique de la réaction ne se coince pas à "je voudrais te convaincre de ne pas penser ce que tu penses", mais "je voudrais t'interdire de dire ce que tu vois".

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  17. Je crois que, plus qu'un retour de Dorham, on assiste au retour du "Dorhamisme".

    Débat fini à jamais qui continue pour toujours, porte claquée et apparition miraculeuse par la fenêtre, etc. :)

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    Ce qui est vrai, effectivement, c'est ce parallélisme, cette symétrie entre deux blocs, deux rhétoriques, parfois jusqu'à une sorte de gémellité, inquiétante.

    A la Reductio ad Hitlerum, où le contradicteur est un nazi, tu as la Reductio ad Bisounoursum, où l'autre est un benêt candide. Le réac sort son panzer quand il entend le mot culture, le bisounours se plait à se faire entuber par son temps, car il est aveuglé !

    Reste le problème du "débat" : paradoxalement Dorham n'y croit pas, mais il s'y jette à corps perdu... :)

    Mais honnêtement, je pense que tout cela est essentiellement un sujet qui concerne le blog, le texte, les opinions / styles / mots sérigraphiés à la folie plus que les idées véhiculées...

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  18. Assez d'accord avec ce que dit Manutara. Peut-être parce que je vois les choses de l'extérieur en quelque sorte.

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  19. Je ne pense pas que les réacs se battent pour la liberté d'expression, ils se battent pour que la censure gauchiste qui les emmerde pas mal cesse son inquisition. Ils défendent leur liberté d'expression.
    Par exemple, un authentique réac voudra pouvoir dire toutes les bêtises de droite qu'il veut même si cela dérape, mais va soutenir la loi contre le sifflage de marseillaise (c'est pas de l'expression c'est de l'insulte) ou va râler après la gay pride (quel mauvais exemple pour les enfants !).
    Cela dit, en étant objectif, il faut quand même dire que les gauchistes font beaucoup plus "fermer leur gueule" aux réacs que l'inverse. Par exemple prenez Zemmour le nazi, il se fait constamment huer ou contredire par principe, parce qu'il est de droite. Ou bien Woerth le facho qui n'a pas eu droit à la parole...
    Bref, si les réacs en ont marre du politiquement correct, c'est parce qu'il ne leur permet pas de raconter leurs âneries, mais permet aux gauchistes de raconter les leurs.

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  20. Manutara,

    Vos réflexions sont intéressantes. Et je ne les contredis pas. Je ne suis pas sur la même onde, mais je comprends ce qui est dit. Selon moi, ce n'est pas le problème...Enfin, ce n'est pas le mien...

    Comment vous dire ?

    Ce qui me dérange, chez les "rouges foncés" comme chez les réacs, c'est leur prétention de comprendre mieux le monde que les autres. Ils voient mieux que quiconque (et avec une certitude qui me défrise) ce qui fait notre malheur et ce qui va causer notre perte. A ce titre, ils pourraient presque faire notre bonheur malgré nous.

    Dans les deux camps, on prétend défendre l'expression, la liberté, l'esprit de résistance. En dépit du bon sens.

    Le racisme ne m'obnubile pas. Ce n'est pas mon obsession. Je crois d'ailleurs (en fait, je le sais bien) que c'est une des tares les mieux partagées. Je ne me fais donc pas d'illusion.

    Et le deux poids deux mesures dont vous parlez, vous savez, est une conséquence de la politique. Un pauvre gars qui attend son crédit depuis des mois de la part de son établissement bancaire qui a été copieusement arrosé de subsides se dit certainement qu'il y a "deux poids deux mesures". Dans cette République, quand on ne pèse rien, on ne vaut rien. C'est triste mais c'est la vérité.

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    Didier,

    Parfois. Heureusement.

    Je crois que vous avez bien compris que mon but était davantage la moquerie qu'autre chose.

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    Suzanne,

    je ne sais pas pourquoi mais, j'ai l'impression que vous parlez à quelqu'un d'autre que moi.

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    Bal,

    raaaaaa, mais non, je dialogue, j'te dis, tu veux une beigne ?

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    Paul,

    Voilà un propos honnête. Quant à Zemmour, c'est un des seuls réacs que j'apprécie, bizarrement. Il m'arrive même d'être d'accord avec lui. Rarement mais ça arrive. Il faut dire qu'on le fait débattre avec n'importe qui aussi, c'est des trucs à vous faire devenir "réac" malgré vous... :)

    Comme je l'ai dit, je suis pas fan du NPA non plus. Pour tout dire, je suis un chrétien de gauche, ça me suffit pour être suspect à leurs yeux, non ?

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  21. Bizarre.
    Comment discuter d'une catégorie fourre-tout (la réacosphère, encore plus extensive que les réactionnaires) qui n'est jamais définie par notre Socrate au petit pied ?
    Discuter, c'est certes connaître, par leur acception au travers des époques, le sens des mots (clin d'oeil) puis définir leur sens.
    Aucune de ces deux démarches n'est indiquée, dans une note par ailleurs écrite avec les pieds.
    Je suis en revanche parfaitement d'accord sur un point : chercher à convaincre, c'est s'empêcher de tuer l'autre, et le tuer si on n'a effectivement pas le talent d'un Socrate pour vous faire accoucher ce qui, en fait, est en vous.
    En clair : Dorham est un réactionnaire qui ne le sait pas, qui ne le saura jamais tant qu'un nouveau Socrate n'aura pas accouché sa petite vérité de puceau intellectuel.
    CQFD.

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  22. Juan,

    Excellent, vraiment, sauf que je n'ai pas parlé de la réacopshère. J'ai écrit les "réacs" (justement !). Vous êtes allé trop vite.

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  23. OK, bien noté.
    Reste ma remarque sur les réactionnaires, valable...

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  24. Balmeyer : j'adore la reductio ad bisounoursum !

    (Et je saurai m'en souvenir, la prochaine fois que le néologisme viendra sous ma plume par pur psittacisme.

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  25. Très intéressant à lire : et l'article et les coms...

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  26. Ça va sûrement t'étonner mais je pense qu'effectivement, les réactionnaires sont bien plus censurés que "les gauchistes", tant ils se heurtent aux "gauchistes" en tant qu'alliés finalement de la droite (moderne) et de la gauche diverse (dans leurs entreprises de divertissement, au sens Pascalien du terme).
    Mais ça doit être parce que j'ai presque fini "Festivus Festivus".
    Et que quelques remarques de Didier - sur les grèves à ballons et musiques, sur les "ravis à roulettes", etc. - portent leurs fruits.

    Profondément, je trouve qu'on n'a pas le choix : tout déconstruire, sans plus tenir compte des étiquettes "gauche" ou "droite", qui n'ont plus de sens.
    Les réactionnaires peuvent avoir une vue critique très intéressante, sans blague.

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  27. Juan,

    Mais bien sûr que vos remarques sont valables. Tout comme l'est celle qui indique que la note est écrite à la va-comme-j'te-pousse. C'était plus une potacherie qu'autre chose.

    En revanche, sur l'overdose de débat et l'absence total de dialogue, je persiste et signe. Cette tendance est par ailleurs accentuée par nos modes de communication. La télé, la rapidité des échanges rendent impossible toute lenteur, toute analyse et donc, tout dialogue.

    J'ai sans doute eu le tort de laisser quelques prises dans mon discours, en citant notamment Socrate ou Platon (j'aurais pu citer Descartes ou "Qu'est-ce que les Lumières ?" de Kant), ce qui ne manque jamais de susciter quelques moqueries. Mais je vous avoue que cela m'est égal, parce qu'en la matière, je sais de quoi je parle.

    ---

    Audine,

    Ah, mais je ne suis pas en désaccord avec ce que tu dis. D'ailleurs, je n'ai pas dit que les "réacs" n'étaient pas soumis à censure. Je me moquais seulement de "Roule" qui se prend pour le St Martyr des blogs.

    Juan plus haut dit que la catégorie est fourre-tout. Je suis d'accord, on pourrait définir plusieurs sous-catégories de réacs, certaines plus gouteuses que d'autres. Certains réacs ont un discours qui peut être intéressant. Mais il est vrai également que le "politiquement correct" ou la catégorie des "bien-pensants" est tout aussi nébuleuse, fluctuante.

    Le débat bilatéral qui oppose les uns aux autres est un débat de réducteur de têtes.

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  28. Je trouve scandaleux la censure du commentaire que j'avais oublié de poster.

    J'ai lu le commentaire de Stalker, tous les autres ne m'intéressent pas, ils n'ont absolument pas de style.

    "chercher à convaincre, c'est s'empêcher de tuer l'autre, et le tuer si on n'a effectivement pas le talent d'un Socrate pour vous faire accoucher ce qui, en fait, est en vous."

    Une idée qui reste la plupart du temps à un niveau de conscience relativement faible pour éviter le suicide à son auteur.

    Joyeuse agonie à tous !

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  29. Mtislav,

    Je crois que je me suis chopé une saloperie d'ulcère ! T'as pas le numéro d'un bon "chir" ? J'veux dire, d'un qu'aurait pas la tremblote ?

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  30. Eh bien, je n'ai rien compris. (Il faut bien un idiot du village, ce sera moi.)

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  31. Et en plus ils se revendiquent comme réacs ! allant même jusqu'a détourner le logo de l'excellent Johnnie Walker pour mieux se reconnaitre dans le douteux " certifié reacosphère" et le pire c'est qu'ils sont légions !
    a part cela excellent billet, merci

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  32. Mais moi non plus Suzanne...Je fais semblant, voilà tout.

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  33. Étonnant de fustiger la volonté de faire triompher son point de vue chez l'autre tout en faisant preuve de tant de navrantes certitudes, si vous me permettez, cher monsieur.

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  34. Constant,

    enfin, je fustige...comme vous y allez !

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  35. comment ? mais qu'est-ce ? mais, il paraît que ça se bagarre par ici ?! mais c'est "Neuilly sa mère" ou quoi ?!! on a même les bourges qui sont venus... wouah... t'as le gratin chez toi (il est sorti du bois).

    Bon, c'est pas tout ça... mais est-ce que tu vas à la prochaine invit' de Nicolas au Kremlin ? (ça nous changera de Neuilly... même s'il paraît qu'on risque d'y croiser Didier... bon, je le préviens d'emblée, moi je le tutoie !)

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  36. Lucia,

    La prochaine réunion, non, je ne crois pas que j'y serai, en semaine c'est compliqué d'autant plus que le week end qui suit sera très chargé pour moi.

    Tu feras une bise tutoyée à Didier pour moi :)

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