vendredi 18 septembre 2009

Au milieu de nulle part


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Les réacs en ont marre du politiquement correct et des bien-pensants ! Et ils le font savoir. Ils disposent même de quelques têtes de gondole cathodiques pour porter leur drapeau et ils les chérissent comme ils le méritent.

Parallèlement, les réacs rêvent d’une société sans tabous. D’une société où tout pourrait être dit, où tout serait sujet à discussion : nationalisme, immigration, colonisation, esclavage, pédophilie, inceste, islam, racisme. Tout ce qui fait pousser des cris d’orfraie aux bien-pensants (qui sont également outrageusement procéduriers) doit pouvoir être clairement exprimé. Et défendu, voire combattu s’empresse-t-on d’ajouter (avec un à propos confondant). Mais exprimé.

Autrement dit, les réacs luttent férocement pour la prééminence de leurs idées et pour la destruction de celles de leurs adversaires. Ils combattent pour qu’on les entende et que les autres ferment leur gueule.

Ils en témoignent eux-mêmes. Ils se battent pour la liberté d’expression. Pour nous quasiment, autant y aller franco, qui sommes incapables de percevoir les dangers qui nous menacent et donc, conséquemment, d’identifier ce qui ferait notre bonheur. Comme leurs adversaires donc, et exactement de la même façon.

Etonnant non ?