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23 mars 1991
Pathétique. Ce masque, cette tignasse grotesque qui lui retombait sur le crâne comme un soufflé raté. Ces fringues vulgaires et tape-à-l’oeil.
Rien que son pseudonyme, Orion... Il s’était documenté au tout début, il avait découvert dans le manuel de 6ème du gosse de son voisin que dans la mythologie grecque, Orion était un chasseur légendaire qui tuait toutes sortes de bêtes féroces et de monstres fantastiques. Un matin, il lui était venu l’envie absurde d’embrasser Artémis, la déesse de la chasse, avec qui il battait campagne de temps à autre. Artémis s’était fâché toute rouge et lui avait envoyé dans les pattes une sorte de scorpion géant qui l’avait piqué mortellement. En le voyant mourir, comme ça, pour pas grand chose finalement, un baiser volé, la déesse s’était émue et, pour se faire pardonner, l’avait transformé en constellation d’étoiles. Tu parles d’une consolation... Jimmy retournait cela dans tous les sens, il ne parvenait pas à distinguer le moindre rapport entre ce mythe débile et le personnage qu’il était censé camper. En se recoiffant et en jetant contre le miroir son regard de chien battu, il pensa que son producteur était un con. Doublé d'un requin sans âme.
Son dernier album sortait tout juste. Il s’intitulait « Some Think He Might Be King Elvis ». Jimmy avait dit à son producteur, qui n’était pas à une mesquinerie près : « Ne pousse pas le bouchon, Vincent ». Vincent avait haussé les épaules – rien à foutre – et avait mis à découvert deux belles canines de carnassier. Peu importait d’où venait l’argent, peu importait l’odeur qu’on lui prêtait. Peu importait la façon dont on le gagnait, l’honnêteté était une donnée relative. La seule chose qui importait, c’était qu’il rentre dans les caisses de Sun Records, dans les poches de Vincent et accessoirement dans les tiennes, Jimmy ! Y rentrait-il ?
Couci-couça ! Ce n’était pourtant pas faute d’y mettre du sien.
La carrière de Jimmy n’avait jamais vraiment décollé. Elle trouvait son origine au début des années 60. Un décennie couci-couça. Elle connut un petit coup d’accélérateur en 1970. Shelby Singleton qui était depuis 10 ans l’heureux propriétaire du catalogue de Sun Records, maison qui avait lancé Johnny Cash, Orbison, Presley (le lot Presley avait été cédé à prix d’or à RCA en 1955) repéra Jimmy dans une foire minable. Il avait déjà entendu quelques uns de ses morceaux qui passaient parfois sur de petites radios locales et confidentielles. Shelby s’enticha de Jimmy et lui fit enregistrer quelques trucs mineurs. Pour un résultat couci-couça. A la fin de la décennie, le thermomètre grimpa encore un petit peu. En 79, Jimmy chanta « Save the last dance for me » avec Jerry Lee Lewis - un sociopathe, celui-là. En 79, il classa « Cold cold heart » au 30ème rang du top country. Un petit mieux que couci-couça. A peine plus. En 79, on lui offrit un nouveau manager. Vincent.
Vincent ne prit pas de gant : « t’es un loser, Jimmy ». Vincent n’avait pas la langue dans sa poche, il dit à Jimmy, qui n’était de toute façon à l’époque qu’un petit chanteur de country, de rock-à-ce-petit-con-de-Billy parmi les autres : « on change tout. De A jusqu’à Z ! ». Il l’emmena se faire couper les tifs comme Elvis, lui refit une garde robe façon Elvis, exigea en prime qu’il se foute un masque ridicule sur le visage. Ça lui faisait une trombine de catcheur homo. Jimmy obéit. Jimmy demanda pourquoi. Vincent répondit, à moitié mort de rire, en reluquant le résultat : « à partir de maintenant, tu t’appelles Orion ».
...ça mit un peu de temps à décoller, le concept Orion. Couci-couça. Vincent fit un peu publicité autour de Jimmy, avec les moyens du bord. Ça marcha suffisamment pour assurer à Orion une célébrité relative, à Jimmy un éternel oubli. Vincent était né au bord du pacifique, en Californie, il prit la vague sans sourciller. Il engagea des détectives privés pour dénicher des siphonnés qui croyaient dur comme fer qu’Orion était la réincarnation du King en personne, des dingues prêts à jurer la main au-dessus de l’âtre qu’Orion était le King lui-même, revenu du néant, qu’Elvis avait maquillé sa mort pour faire encore plus d’oseille. Un truc qui mélangeait thèses conspirationniste, anti-capitaliste, mystique, ésotérique. Pour avertis pas nets-nets. Les détectives, de vraies raclures de bidet à moitié clodo, en donnaient à Vincent pour son argent. Ils rameutaient on ne sait trop comment des histoires de cinglés qui dépassaient l’entendement. Vincent se débrouillait ensuite pour faire publier ces témoignages dans des petites gazettes locales, parfois dans des quotidiens plus importants, quand il décrochait la timbale. Comment enfler les gens en faisant circuler des rumeurs qui ne tenaient pas debout toutes seules plus de trente secondes à l’épreuve du bon sens.
Une gonzesse a assisté à un concert d’Orion. Elle témoigne dans le La Porte Herald : « j’étais près de la scène, je l’ai vu comme je vous vois. J’ai vu ses yeux à travers les trous de son masque, c’était les yeux d’Elvis ! ». Une autre, dans le Little Rock Daily News, affirme qu'Orion est sorti de scène entre deux chansons, qu’il est réapparu sans cernes, sans auréoles de transpiration sous les aisselles. Elle dit : « même que le costume était légèrement différent ». Elle dit : « Le faux Orion a chanté une seule chanson puis il a quitté la scène. Ensuite le vrai Orion a refait son apparition. » Faux Elvis, vrai Orion, faux Orion, vrai Elvis, des histoires à devenir maboul, des fariboles à dormir debout. La gazette de Vincent 3ème, bientôt dans les kiosques : une groupie "légèrement nympho sur les bords" dit avoir vu deux Orion dans un autobus de la tournée où elle était montée en douce. En l’apercevant, un des deux Orion se serait planqué fissa dans les toilettes. « Il ressemblait comme deux gouttes d’eau à Elvis Presley », elle a dit.
Voilà d’où était venu le concept Orion à l’esprit de Vincent : en 1978, Gail Brewer-Giorgio, une romancière à la noix avait sorti un bouquin intitulé « Orion » qui racontait l’histoire d’un artiste à moitié schizo qui jonglait avec les identités et envisageait de mettre en scène sa propre mort. Une intrigue sans subtilité qui s’inspirait lourdement de la carrière d’Elvis. Vincent avait toutefois laissé son esprit vagabonder sur le sujet pendant un an avant de choisir son cobaye en la personne de Jimmy. A cause d’une vague ressemblance avec qui vous savez. Et bien sûr, Vincent s’était débrouillé pour faire ressortir ce roman de l’ombre dans laquelle il avait depuis toujours mérité de croupir. Il avait réussi son coup. Avec dix ans de retard, Gail était devenue une superstar. 1988 avait vu la parution de deux bouquins de la foldingue : « The Most Incredible Elvis Presley Story Ever Told » et « Is Elvis Alive ? ». L’année dernière, elle en avait sorti un autre : « The Elvis Files : Was His Death Faked ? » La petite Gail était dérangée. La petite Gail avait fini par gober ses propres bobards. En plus des cinglés qui voyaient des trucs qui n’existaient pas, voyaient des trucs qui ne s’étaient jamais déroulés, d’autres, des obsédés de la conspiration écrivaient des bouquins et des articles bidons et bidonnés afin d’exposer leurs délires à qui voulait bien les entendre.
Qui voulait les entendre d’ailleurs ? Tout le monde ou presque tout le monde. Gail était sollicitée toutes les semaines par de petites télés locales et elle y servait consciencieusement sa soupe. Elvis est vivant. Elvis a maquillé sa mort. Vincent ne manquait jamais une de ses prestations. Jimmy s’en foutait. Jimmy n’aimait pas Gail Brewer-Giorgio, la folle-à-lier. Imaginer des scenarii dingues sur la mort d’Elvis, c’était une forme de divertissement comme un autre. L’assassinat de Kennedy par Castro, l’apparition de la Dame blanche, Adolf Hitler qui se la coulait douce en Argentine, ce scénario là n’était pas pire qu’un autre. Elvis était vivant. Il s’appelait Orion. Presley était le plus grand mystificateur de tous les temps.
Vincent, quand on lui avait demandé de donner un nom à la galette de Jimmy, une autre piteuse imitation d’Elvis qui durait 31 minutes et 46 secondes sur deux faces, avait dit sans prendre le temps de réfléchir : Some Think He Might Be King Elvis. Jimmy avait soupiré. Jimmy s’était dit : « ça ne finira jamais. » Jimmy s’était senti moins qu’une merde d’épagneul breton. Jimmy en était là, devant son miroir, un petit peu de Jimmy, tout le reste appartenant à un King de bazar. C’était là sa vie : un abime d'imposture. Pas grave. Il n’avait rien à faire aujourd’hui. Il enfilerait son masque, il enfilerait un jogging et il s’enfilerait une bouteille de Chivas Régal.
Pathétique. Ce masque, cette tignasse grotesque qui lui retombait sur le crâne comme un soufflé raté. Ces fringues vulgaires et tape-à-l’oeil.
Rien que son pseudonyme, Orion... Il s’était documenté au tout début, il avait découvert dans le manuel de 6ème du gosse de son voisin que dans la mythologie grecque, Orion était un chasseur légendaire qui tuait toutes sortes de bêtes féroces et de monstres fantastiques. Un matin, il lui était venu l’envie absurde d’embrasser Artémis, la déesse de la chasse, avec qui il battait campagne de temps à autre. Artémis s’était fâché toute rouge et lui avait envoyé dans les pattes une sorte de scorpion géant qui l’avait piqué mortellement. En le voyant mourir, comme ça, pour pas grand chose finalement, un baiser volé, la déesse s’était émue et, pour se faire pardonner, l’avait transformé en constellation d’étoiles. Tu parles d’une consolation... Jimmy retournait cela dans tous les sens, il ne parvenait pas à distinguer le moindre rapport entre ce mythe débile et le personnage qu’il était censé camper. En se recoiffant et en jetant contre le miroir son regard de chien battu, il pensa que son producteur était un con. Doublé d'un requin sans âme.
Son dernier album sortait tout juste. Il s’intitulait « Some Think He Might Be King Elvis ». Jimmy avait dit à son producteur, qui n’était pas à une mesquinerie près : « Ne pousse pas le bouchon, Vincent ». Vincent avait haussé les épaules – rien à foutre – et avait mis à découvert deux belles canines de carnassier. Peu importait d’où venait l’argent, peu importait l’odeur qu’on lui prêtait. Peu importait la façon dont on le gagnait, l’honnêteté était une donnée relative. La seule chose qui importait, c’était qu’il rentre dans les caisses de Sun Records, dans les poches de Vincent et accessoirement dans les tiennes, Jimmy ! Y rentrait-il ?
Couci-couça ! Ce n’était pourtant pas faute d’y mettre du sien.
La carrière de Jimmy n’avait jamais vraiment décollé. Elle trouvait son origine au début des années 60. Un décennie couci-couça. Elle connut un petit coup d’accélérateur en 1970. Shelby Singleton qui était depuis 10 ans l’heureux propriétaire du catalogue de Sun Records, maison qui avait lancé Johnny Cash, Orbison, Presley (le lot Presley avait été cédé à prix d’or à RCA en 1955) repéra Jimmy dans une foire minable. Il avait déjà entendu quelques uns de ses morceaux qui passaient parfois sur de petites radios locales et confidentielles. Shelby s’enticha de Jimmy et lui fit enregistrer quelques trucs mineurs. Pour un résultat couci-couça. A la fin de la décennie, le thermomètre grimpa encore un petit peu. En 79, Jimmy chanta « Save the last dance for me » avec Jerry Lee Lewis - un sociopathe, celui-là. En 79, il classa « Cold cold heart » au 30ème rang du top country. Un petit mieux que couci-couça. A peine plus. En 79, on lui offrit un nouveau manager. Vincent.
Vincent ne prit pas de gant : « t’es un loser, Jimmy ». Vincent n’avait pas la langue dans sa poche, il dit à Jimmy, qui n’était de toute façon à l’époque qu’un petit chanteur de country, de rock-à-ce-petit-con-de-Billy parmi les autres : « on change tout. De A jusqu’à Z ! ». Il l’emmena se faire couper les tifs comme Elvis, lui refit une garde robe façon Elvis, exigea en prime qu’il se foute un masque ridicule sur le visage. Ça lui faisait une trombine de catcheur homo. Jimmy obéit. Jimmy demanda pourquoi. Vincent répondit, à moitié mort de rire, en reluquant le résultat : « à partir de maintenant, tu t’appelles Orion ».
...ça mit un peu de temps à décoller, le concept Orion. Couci-couça. Vincent fit un peu publicité autour de Jimmy, avec les moyens du bord. Ça marcha suffisamment pour assurer à Orion une célébrité relative, à Jimmy un éternel oubli. Vincent était né au bord du pacifique, en Californie, il prit la vague sans sourciller. Il engagea des détectives privés pour dénicher des siphonnés qui croyaient dur comme fer qu’Orion était la réincarnation du King en personne, des dingues prêts à jurer la main au-dessus de l’âtre qu’Orion était le King lui-même, revenu du néant, qu’Elvis avait maquillé sa mort pour faire encore plus d’oseille. Un truc qui mélangeait thèses conspirationniste, anti-capitaliste, mystique, ésotérique. Pour avertis pas nets-nets. Les détectives, de vraies raclures de bidet à moitié clodo, en donnaient à Vincent pour son argent. Ils rameutaient on ne sait trop comment des histoires de cinglés qui dépassaient l’entendement. Vincent se débrouillait ensuite pour faire publier ces témoignages dans des petites gazettes locales, parfois dans des quotidiens plus importants, quand il décrochait la timbale. Comment enfler les gens en faisant circuler des rumeurs qui ne tenaient pas debout toutes seules plus de trente secondes à l’épreuve du bon sens.
Une gonzesse a assisté à un concert d’Orion. Elle témoigne dans le La Porte Herald : « j’étais près de la scène, je l’ai vu comme je vous vois. J’ai vu ses yeux à travers les trous de son masque, c’était les yeux d’Elvis ! ». Une autre, dans le Little Rock Daily News, affirme qu'Orion est sorti de scène entre deux chansons, qu’il est réapparu sans cernes, sans auréoles de transpiration sous les aisselles. Elle dit : « même que le costume était légèrement différent ». Elle dit : « Le faux Orion a chanté une seule chanson puis il a quitté la scène. Ensuite le vrai Orion a refait son apparition. » Faux Elvis, vrai Orion, faux Orion, vrai Elvis, des histoires à devenir maboul, des fariboles à dormir debout. La gazette de Vincent 3ème, bientôt dans les kiosques : une groupie "légèrement nympho sur les bords" dit avoir vu deux Orion dans un autobus de la tournée où elle était montée en douce. En l’apercevant, un des deux Orion se serait planqué fissa dans les toilettes. « Il ressemblait comme deux gouttes d’eau à Elvis Presley », elle a dit.
Voilà d’où était venu le concept Orion à l’esprit de Vincent : en 1978, Gail Brewer-Giorgio, une romancière à la noix avait sorti un bouquin intitulé « Orion » qui racontait l’histoire d’un artiste à moitié schizo qui jonglait avec les identités et envisageait de mettre en scène sa propre mort. Une intrigue sans subtilité qui s’inspirait lourdement de la carrière d’Elvis. Vincent avait toutefois laissé son esprit vagabonder sur le sujet pendant un an avant de choisir son cobaye en la personne de Jimmy. A cause d’une vague ressemblance avec qui vous savez. Et bien sûr, Vincent s’était débrouillé pour faire ressortir ce roman de l’ombre dans laquelle il avait depuis toujours mérité de croupir. Il avait réussi son coup. Avec dix ans de retard, Gail était devenue une superstar. 1988 avait vu la parution de deux bouquins de la foldingue : « The Most Incredible Elvis Presley Story Ever Told » et « Is Elvis Alive ? ». L’année dernière, elle en avait sorti un autre : « The Elvis Files : Was His Death Faked ? » La petite Gail était dérangée. La petite Gail avait fini par gober ses propres bobards. En plus des cinglés qui voyaient des trucs qui n’existaient pas, voyaient des trucs qui ne s’étaient jamais déroulés, d’autres, des obsédés de la conspiration écrivaient des bouquins et des articles bidons et bidonnés afin d’exposer leurs délires à qui voulait bien les entendre.
Qui voulait les entendre d’ailleurs ? Tout le monde ou presque tout le monde. Gail était sollicitée toutes les semaines par de petites télés locales et elle y servait consciencieusement sa soupe. Elvis est vivant. Elvis a maquillé sa mort. Vincent ne manquait jamais une de ses prestations. Jimmy s’en foutait. Jimmy n’aimait pas Gail Brewer-Giorgio, la folle-à-lier. Imaginer des scenarii dingues sur la mort d’Elvis, c’était une forme de divertissement comme un autre. L’assassinat de Kennedy par Castro, l’apparition de la Dame blanche, Adolf Hitler qui se la coulait douce en Argentine, ce scénario là n’était pas pire qu’un autre. Elvis était vivant. Il s’appelait Orion. Presley était le plus grand mystificateur de tous les temps.
Vincent, quand on lui avait demandé de donner un nom à la galette de Jimmy, une autre piteuse imitation d’Elvis qui durait 31 minutes et 46 secondes sur deux faces, avait dit sans prendre le temps de réfléchir : Some Think He Might Be King Elvis. Jimmy avait soupiré. Jimmy s’était dit : « ça ne finira jamais. » Jimmy s’était senti moins qu’une merde d’épagneul breton. Jimmy en était là, devant son miroir, un petit peu de Jimmy, tout le reste appartenant à un King de bazar. C’était là sa vie : un abime d'imposture. Pas grave. Il n’avait rien à faire aujourd’hui. Il enfilerait son masque, il enfilerait un jogging et il s’enfilerait une bouteille de Chivas Régal.
Je finis par me demander si ce n'est pas toi Elvis...
RépondreSupprimerJe pourrais souligner presque toutes tes phrases qui me mettent à genoux, je lis en me délectant de ton inventivité et des images qui fusent.
Du grand Dorham!
belle mosaïque que ces textes sur Elvis, on te suit dans ton cheminement, car on sent que tu nous emmènes quelque part. On te suit car les images naissent sous tes mots.
RépondreSupprimerYaëlle,
RépondreSupprimerSi c'est moi elvis ? Nan, hélas, j'ai moins de cheveux... Merci de ton mot, en tout cas...
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Lucia,
Mosaïque, oui, c'est ce que j'essaie de faire, un ensemble à la fois uni et bordélique. Merci de me suivre :)
C'est curieux comme cheminement cette suite de textes qui n'en n'est pas vraiment une. Disons plutôt une "diversion" autour d'Elvis ...
RépondreSupprimerMoi, perso, Elvis j'ai jamais trop aimé, mais la légende est la légende, ça, ça se respecte !
Archie,
RépondreSupprimerMoi non plus, je ne suis pas un fan d'Elvis, ni même des premiers braillements du rock n'roll. Ce mythe est intéressant dans ce qu'il comporte de démesure. Un peu comme peut l'être celui de Marilyn Monroe, il est au confluent de l'identité américaine.
"Diversion", oui, une balade aussi. Peut-être.
Tiens, l'homme de ma vie.
RépondreSupprimerTu écris toujours aussi bien à ce que je vois.
Anna, puisque Elvis est l'homme de ta vie, tu peux nous dire si il est toujours vivant ?
RépondreSupprimerMerci d'avance... :)
Je parlais du type sur la photo :o)
RépondreSupprimerAh, c'est quand même la classe !
RépondreSupprimercouci-couça ? Non pas vraiment. Net-net ? Très peu non plus. Vraiment très bons, ces textes qui forment, à l'instar d'Orion, la constellation Elvis : un amas de lumières, une superstructure, des supernovas, un chaos de près, qui de loin a sa majesté...
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