
Pardon d’imposer une césure maladroite dans la publication de la série qui est actuellement en cours sur ce blog, je sais que ça nuit à la lisibilité de l’ensemble, mais après tout, vous êtes de grandes personnes, vous n’avez qu’à suivre.
Un débat agite la blogosphère en ce moment. Il tourne vaguement autour du décès d’Aimé Césaire et de l’hommage empressé qui lui est rendu par notre société toute entière, et en particulier, par la classe politique qui, en mal de flamme, cherche à se refaire un peu de laine sur le dos-mouton de la dépouille d’un poète.
La poésie, il faut bien le dire, tout le monde s’en bat l’aile. Personne n’en lit vraiment de toute façon. Non, ce qui cristallise ce débat, c’est bien la personnalité de l’homme, ce à quoi sa vie fait référence. Au delà du simple décès d’un écrivain que l’on peut juger bon ou mauvais, important ou non, somptueux ou médiocre, on prend position sur la nécessité de repentance de toute la République française. Aimer Césaire, haïr Césaire, c’est trancher dans le lard de la question.
Au passage, on peut dégueuler sa frustration d’homme blanc qui ne veut pas se sentir coupable, on peut faire suinter sa plaie en guise d’auto-flagellation, on peut singer la compassion momentanée ; ces simagrées permettent à chacun de signer un contrat d’engagement d’une durée aussi courte que l’existence d’un papillon de nuit. Je trouve cela particulièrement consternant. Consternant ces hommes politiques qui se prennent les pieds dans le câble des caméras pour citer un extrait, ci ou là, appris à la va-vite avec un assistant parlementaire en guise de maître de récitation. Je trouve également consternante cette surenchère de l’hommage à laquelle ils se livrent à coups de panthéons, de programmes d’éducations, d’arnaques à la sincérité.
Consternante également cette levée de boucliers des réacs de tous poils, citant Valery, mon cul sur la commode ou je ne sais quel prétendu génie de la littérature blanco-française en contre-hommage, jurant leurs grands dieux qu’il ne s’agit là que d’une question esthétique parmi d’autres. Ah, mes pauvres, mais allons-y ! Parlons esthétique. Céline a au moins 400 Paul Valery dans chaque jambes, Nimier en a bien 200 et Drieu La Rochelle vaut parfaitement le détour, si l'on fait abstraction de l'ordure qu'il était. Et alors ? Une fois qu’on l’a dit, on se sent mieux ? Même pas !
Un débat agite la blogosphère en ce moment. Il tourne vaguement autour du décès d’Aimé Césaire et de l’hommage empressé qui lui est rendu par notre société toute entière, et en particulier, par la classe politique qui, en mal de flamme, cherche à se refaire un peu de laine sur le dos-mouton de la dépouille d’un poète.
La poésie, il faut bien le dire, tout le monde s’en bat l’aile. Personne n’en lit vraiment de toute façon. Non, ce qui cristallise ce débat, c’est bien la personnalité de l’homme, ce à quoi sa vie fait référence. Au delà du simple décès d’un écrivain que l’on peut juger bon ou mauvais, important ou non, somptueux ou médiocre, on prend position sur la nécessité de repentance de toute la République française. Aimer Césaire, haïr Césaire, c’est trancher dans le lard de la question.
Au passage, on peut dégueuler sa frustration d’homme blanc qui ne veut pas se sentir coupable, on peut faire suinter sa plaie en guise d’auto-flagellation, on peut singer la compassion momentanée ; ces simagrées permettent à chacun de signer un contrat d’engagement d’une durée aussi courte que l’existence d’un papillon de nuit. Je trouve cela particulièrement consternant. Consternant ces hommes politiques qui se prennent les pieds dans le câble des caméras pour citer un extrait, ci ou là, appris à la va-vite avec un assistant parlementaire en guise de maître de récitation. Je trouve également consternante cette surenchère de l’hommage à laquelle ils se livrent à coups de panthéons, de programmes d’éducations, d’arnaques à la sincérité.
Consternante également cette levée de boucliers des réacs de tous poils, citant Valery, mon cul sur la commode ou je ne sais quel prétendu génie de la littérature blanco-française en contre-hommage, jurant leurs grands dieux qu’il ne s’agit là que d’une question esthétique parmi d’autres. Ah, mes pauvres, mais allons-y ! Parlons esthétique. Céline a au moins 400 Paul Valery dans chaque jambes, Nimier en a bien 200 et Drieu La Rochelle vaut parfaitement le détour, si l'on fait abstraction de l'ordure qu'il était. Et alors ? Une fois qu’on l’a dit, on se sent mieux ? Même pas !
Si l’on ne devait rendre hommage qu’aux génies, on édifierait le Panthéon de la République des Salauds… Pour l’instant, tout va bien, vu le niveau de nombres d'interventions, on est encore et toujours dans la République des Mesquins ! (ça tombe bien, comme tout bon français qui se respecte, je n'aime pas trop le changement).
