
source
Le déclin, c’est plus du tout ce que c’était. Antan, on pouvait refiler à l’Europe toutes les MST du monde libre, on pouvait bombarder tous les prépuces du vieux continent de bactéries dégueulasses sans se faire de mouron. A l’époque, on avait du Nimier à tous les étages. C’était bon, c’était grand, parfois, c’était même carrément fendard. On avait des taules à l’atmosphère bien viciée, on se faisait serrer dans les douches par des Fleurs-à-Genet musculeuses. Tout était décomposé, malade, décrépi, agonisant. L’Europe était alors un corps à qui l’on prêtait toutes les afflictions possibles. C’était le bon temps quoi !
Avec la démocratisation, tout part en sucette. Même le déclin, ma bonne dame ! Des petits gars tristes viennent agiter leurs biceps sous votre nez, tandis que vous dégustez un expresso bien serré à la terrasse d’un café inondé de soleil ; on ne peut plus être tranquille. Ce que le français est pénible tout de même. On le sait, 60 millions de français sont sélectionneurs de l’équipe de France de football. On a aussi 60 millions de géopoliticiens, 60 millions d’économistes, 60 millions d’historiens, 60 millions de critiques littéraires, 60 millions de psychanalystes et 60 millions de philosophes patentés. Ça fait du monde à écouter.
Pourtant c’est le déclin ! Le déclin grave. Il est urgent de faire quelque chose. On le sait depuis longtemps on a autant d’idées que de pétrole. Mais on a quand même des chartes. Des chartes de qualité par exemple, comme pour les employés de la Sécurité sociale. Dans la charte du bon goût anti-déclin-de-France, on recommande l’usage d’une langue française aux ordres. Car, c’est certain, on le sait, l’étranger des banlieues détruit notre langue à petit feu. Eux, leur rap ultra-violent et leurs saletés de sms ! Cela s’incruste entre les pages des glorieux romans français pour dévorer lentement mais surement leurs défenses immunitaires. De quelle langue française s’agit-il au juste ? Personne ne le sait, on a 60 millions de linguistes, ça fait 60 millions d’avis sur le sujet. Bigre. Alors ? On devine l’idée. Remontons le temps, avant que les vagues métèques ne déferlent sur nos têtes. Mettons… Avant la Première Guerre Mondiale ? Quand chaque français parlait alors le patois de sa région ? Quand dans les tranchées, le calaisien n’entravait rien à ce que pouvait bien lui raconter le rennais ? Non. Non, certes. En réalité, c’est une certaine idée du français que l’on défend. Une certaine idée de la langue ! Une certaine idée, on t’a dit ! Va donc pour la certaine idée.
On a aussi une certaine idée du déclin. Par exemple, cause principale, fondatrice si l’on peut dire, le français aime battre sa coulpe ! Il vit dans une mare vaseuse de repentance permanente (la collaboration, la colonisation...). Et c’est mal. Ça le détruit à petit feu, on vous dit ! Il lui faut redevenir fier de son identité, de ce qu’il est, de son drapeau, de son hymne, de ses grands hommes d’état. Seul le français a honte de sa nation, honte de son histoire, seul le français, s’il se dit fier d’être né ici, fier de défendre sa patrie reconnaissante, se voit sur le champ soupçonné de nationalisme rampant. Partout ailleurs, le patriotisme est naturel et naturellement récompensé. Aux Etats-Unis, le plouc du Midwest (on le sait parce qu’on regarde le JT de 20h00) ne manque jamais de planter une bannière étoilée à proximité du seuil de sa maison (dont il ne va pas tarder à se faire exproprier). En Croatie, depuis la guerre fratricide qui a fait bouillir les balkans, on affiche son patriotisme comme un étendard ; fruit d’une lutte encore fraiche de sang, de misère, de malheur. En Angleterre, on est bien chez soi, on aime toutes les spécificités de sa nation : même sa monarchie désuète et un peu ridicule. On s’aime avec autodérision, mais bon sang, ce qu’on s’aime quand même. Il n’y a qu’en France que les mots France, français, Nation, Etat, Patrie font frémir. Qui les prononce est un fasciste, un xénophobe. Qui les prononce est un patriote sans foi, une saloperie pétainiste. Pourquoi pas ?, ça se défend. Ce qu’on oublie de dire, c’est que partout ailleurs, on ne vit pas recroquevillé sur un héritage fantasmé qui lentement pourrit toutefois sous nos pieds. Ce qu’on oublie de dire, c’est que partout ailleurs, on n’a pas une si haute idée de sa force, de sa culture et de sa langue (au point que toutes les autres semblent inférieures en comparaison). Ce qu’on oublie de dire, c’est que partout ailleurs, on n’a jamais cru à cette sorte de mythe que l’on nous a fait avaler avec cette connerie d’exception française. Que partout ailleurs, on fait fructifier, partout ailleurs, on avance droit devant, partout ailleurs, on ne ressemble pas à ces vieux vampires décomposés qui passent leur temps en partouzes décadentes. Partout ailleurs, on ne rêve pas de baiser et de re-baiser inlassablement les mêmes cadavres. Partout ailleurs, l’Histoire est en marche. On oublie de dire qu’ici, elle est en branle. Non pas parce que l’étranger grignote lentement notre virilité nationale, mais parce que nous avons oublié qu’une nation, un état, un peuple, sont autant de jardins qu’il faut sans relâche cultiver. La France est seulement vieille et fatiguée. Elle veut juste pioncer un peu !
Je dois bien l’avouer, moi aussi, ça me titille ; j’ai bien envie de me lancer dans la rédaction de chartes. C’est pratique on peut en faire sur tout. Par exemple, elle serait belle ma charte sur la redéfinition du déclin vrai. On demanderait aux signataires de dénoncer les déclins faux et de prêter serment et allégeance au déclin vrai. On aurait « nous aussi » une certaine idée de la France, et de la langue française, et ce serait bien, ce serait chouette, ce serait comme dans une chanson d’Yves Montand où on est tous potes de déclin vrai. On pourrait appeler ça : « déclins d’avenir » par exemple. Je ne sais pas, y a pas tout un tas de trucs qui vous inquiètent vous ? Moi si. Par exemple, ça fait quand même un bail que la France n’a pas gagné l’Eurovision. Ça fait un bail qu’on n’a pas fait un truc vraiment dégueulasse qui serait apte à nous nourrir la repentance pour les 20 ou 30 prochaines années. Voyez comme on décline de partout ? ça donne carrément envie d’employer des locutions latines, de s’entailler l’annulaire pour se faire frères de sang.
Allez, je n’y résiste pas, je me laisse aller à l’Article 1 # Rénovatio Declinus :
« L’imposture décliniste est en pleine expansion. Nous, partisans du déclin vrai rénové, nous souhaitons œuvrer pour la renaissance de l’ancien déclin nouveau et nous engageons dans une certaine forme de résistance à l’égard de la bien-pensance décliniste ambiante. Fédérons nos forces !
Article 1 – Tout signataire de la charte doit impérativement coordonner ces actions avec les autres membres du réseau « Rénovons le déclin ». Sans cela, nous ne pourrions obtenir le résultat souhaité, à savoir : une certaine idée du déclin et une certaine idée des idées certaines visant à le combattre ».
(Comme je suis un gars participatif, je vous laisse le soin de compléter la charte ; à vot' bon coeur)
Avec la démocratisation, tout part en sucette. Même le déclin, ma bonne dame ! Des petits gars tristes viennent agiter leurs biceps sous votre nez, tandis que vous dégustez un expresso bien serré à la terrasse d’un café inondé de soleil ; on ne peut plus être tranquille. Ce que le français est pénible tout de même. On le sait, 60 millions de français sont sélectionneurs de l’équipe de France de football. On a aussi 60 millions de géopoliticiens, 60 millions d’économistes, 60 millions d’historiens, 60 millions de critiques littéraires, 60 millions de psychanalystes et 60 millions de philosophes patentés. Ça fait du monde à écouter.
Pourtant c’est le déclin ! Le déclin grave. Il est urgent de faire quelque chose. On le sait depuis longtemps on a autant d’idées que de pétrole. Mais on a quand même des chartes. Des chartes de qualité par exemple, comme pour les employés de la Sécurité sociale. Dans la charte du bon goût anti-déclin-de-France, on recommande l’usage d’une langue française aux ordres. Car, c’est certain, on le sait, l’étranger des banlieues détruit notre langue à petit feu. Eux, leur rap ultra-violent et leurs saletés de sms ! Cela s’incruste entre les pages des glorieux romans français pour dévorer lentement mais surement leurs défenses immunitaires. De quelle langue française s’agit-il au juste ? Personne ne le sait, on a 60 millions de linguistes, ça fait 60 millions d’avis sur le sujet. Bigre. Alors ? On devine l’idée. Remontons le temps, avant que les vagues métèques ne déferlent sur nos têtes. Mettons… Avant la Première Guerre Mondiale ? Quand chaque français parlait alors le patois de sa région ? Quand dans les tranchées, le calaisien n’entravait rien à ce que pouvait bien lui raconter le rennais ? Non. Non, certes. En réalité, c’est une certaine idée du français que l’on défend. Une certaine idée de la langue ! Une certaine idée, on t’a dit ! Va donc pour la certaine idée.
On a aussi une certaine idée du déclin. Par exemple, cause principale, fondatrice si l’on peut dire, le français aime battre sa coulpe ! Il vit dans une mare vaseuse de repentance permanente (la collaboration, la colonisation...). Et c’est mal. Ça le détruit à petit feu, on vous dit ! Il lui faut redevenir fier de son identité, de ce qu’il est, de son drapeau, de son hymne, de ses grands hommes d’état. Seul le français a honte de sa nation, honte de son histoire, seul le français, s’il se dit fier d’être né ici, fier de défendre sa patrie reconnaissante, se voit sur le champ soupçonné de nationalisme rampant. Partout ailleurs, le patriotisme est naturel et naturellement récompensé. Aux Etats-Unis, le plouc du Midwest (on le sait parce qu’on regarde le JT de 20h00) ne manque jamais de planter une bannière étoilée à proximité du seuil de sa maison (dont il ne va pas tarder à se faire exproprier). En Croatie, depuis la guerre fratricide qui a fait bouillir les balkans, on affiche son patriotisme comme un étendard ; fruit d’une lutte encore fraiche de sang, de misère, de malheur. En Angleterre, on est bien chez soi, on aime toutes les spécificités de sa nation : même sa monarchie désuète et un peu ridicule. On s’aime avec autodérision, mais bon sang, ce qu’on s’aime quand même. Il n’y a qu’en France que les mots France, français, Nation, Etat, Patrie font frémir. Qui les prononce est un fasciste, un xénophobe. Qui les prononce est un patriote sans foi, une saloperie pétainiste. Pourquoi pas ?, ça se défend. Ce qu’on oublie de dire, c’est que partout ailleurs, on ne vit pas recroquevillé sur un héritage fantasmé qui lentement pourrit toutefois sous nos pieds. Ce qu’on oublie de dire, c’est que partout ailleurs, on n’a pas une si haute idée de sa force, de sa culture et de sa langue (au point que toutes les autres semblent inférieures en comparaison). Ce qu’on oublie de dire, c’est que partout ailleurs, on n’a jamais cru à cette sorte de mythe que l’on nous a fait avaler avec cette connerie d’exception française. Que partout ailleurs, on fait fructifier, partout ailleurs, on avance droit devant, partout ailleurs, on ne ressemble pas à ces vieux vampires décomposés qui passent leur temps en partouzes décadentes. Partout ailleurs, on ne rêve pas de baiser et de re-baiser inlassablement les mêmes cadavres. Partout ailleurs, l’Histoire est en marche. On oublie de dire qu’ici, elle est en branle. Non pas parce que l’étranger grignote lentement notre virilité nationale, mais parce que nous avons oublié qu’une nation, un état, un peuple, sont autant de jardins qu’il faut sans relâche cultiver. La France est seulement vieille et fatiguée. Elle veut juste pioncer un peu !
Je dois bien l’avouer, moi aussi, ça me titille ; j’ai bien envie de me lancer dans la rédaction de chartes. C’est pratique on peut en faire sur tout. Par exemple, elle serait belle ma charte sur la redéfinition du déclin vrai. On demanderait aux signataires de dénoncer les déclins faux et de prêter serment et allégeance au déclin vrai. On aurait « nous aussi » une certaine idée de la France, et de la langue française, et ce serait bien, ce serait chouette, ce serait comme dans une chanson d’Yves Montand où on est tous potes de déclin vrai. On pourrait appeler ça : « déclins d’avenir » par exemple. Je ne sais pas, y a pas tout un tas de trucs qui vous inquiètent vous ? Moi si. Par exemple, ça fait quand même un bail que la France n’a pas gagné l’Eurovision. Ça fait un bail qu’on n’a pas fait un truc vraiment dégueulasse qui serait apte à nous nourrir la repentance pour les 20 ou 30 prochaines années. Voyez comme on décline de partout ? ça donne carrément envie d’employer des locutions latines, de s’entailler l’annulaire pour se faire frères de sang.
Allez, je n’y résiste pas, je me laisse aller à l’Article 1 # Rénovatio Declinus :
« L’imposture décliniste est en pleine expansion. Nous, partisans du déclin vrai rénové, nous souhaitons œuvrer pour la renaissance de l’ancien déclin nouveau et nous engageons dans une certaine forme de résistance à l’égard de la bien-pensance décliniste ambiante. Fédérons nos forces !
Article 1 – Tout signataire de la charte doit impérativement coordonner ces actions avec les autres membres du réseau « Rénovons le déclin ». Sans cela, nous ne pourrions obtenir le résultat souhaité, à savoir : une certaine idée du déclin et une certaine idée des idées certaines visant à le combattre ».
(Comme je suis un gars participatif, je vous laisse le soin de compléter la charte ; à vot' bon coeur)
Ah ! Le Chevalier Du Déclin !
RépondreSupprimerAvec comme président : Bertrand du Desclin.
RépondreSupprimerNicolas : enfoiré, voleur de blague.
RépondreSupprimerHéhé ! Prem's !
RépondreSupprimer"partout ailleurs, on ne vit pas recroquevillé sur un héritage fantasmé"
RépondreSupprimerVous en mettriez votre moustache à couper ?
Moi, je signerai dès qu'il y aura un logo à mettre sur mon blog : il me faut un logo !
RépondreSupprimerSinon, en isolant la France, vous exagérez : les autres pays d'Europe sont tout aussi touchés, il me semble.
C'est amusant, je pensais aussi qu'un logo serait nécessaire. Je vous propose une machine à écrire électrique. Rien qui ressemble à une paire de fesses, c'est déjà pris.
RépondreSupprimerMerci pour le lien, plus qu'une centaine et mon blog échappera au déclin.
Faut pas oublier de mettre dans un article (n'importe lequel, le 2 par exemple) qu'on est contre le déclin des tilleuls aussi.
RépondreSupprimerQuand je dis on, c'est parce que j'adhère bien sûr, si on ne renove pas le déclin, il va finir par remonter, et ça c'est vachement grave.
Miam !
RépondreSupprimerSamedi et dimanche, atelier d'écriture quasiment dans la rue, à Nîmes. Des adolescents, des femmes, des hommes ont écrit dans une langue belle, poétique et imagée des choses quelquefois très personnelles qu'ils ont accepté d'afficher sur un arbre qui figurait un olivier : ils et elles ont signé Nawel, Jean Yves, Mireille, Akim, un joli mélange des genres, et une belle maitrise du langage. (un homme a écrit une feuille recto verso, en arabe et en français) Un peu plus loin et presque en même temps, quelques braillards descendus des quartiers chauds de Nîmes manifestaient devant un stand israélien d'huile d'olive. Le "boss" israélien ne s'est pas laissé impressionner, il est allé voir les manifestants et s'est même fait prendre en photo avec eux. Pour une fois que je passe deux jours à la ville, j'ai bien aimé ces salades à l'huile d'olive... Ca n'a pas trop de rapport avec votre sujet, mais sur mon blog je suis plus... évasive.
RépondreSupprimerAh, moi je suis pour un groupe aussi. Mais pas d'intérêt général, d'intérêt caporal me suffira.
RépondreSupprimerAvec un logo, bien entendu.
Et puis, un candidat aux présidentielles.
Tu ne devrais pas nous citer, nous, les gauchistes caricaturaux de la blogosphère.
RépondreSupprimerTu vas dégrader ton audience...
Rénovons..
RépondreSupprimerJe veux bien m'occuper de la déco de la salle de réunion..
Eventuellement commander aussi chez le traiteur, quelques amuses-gueules, histoire de mettre l'ambiance.. J'écoute !
Beau texte!
RépondreSupprimerJe peux me permettre quelques remarques?
disons, un son de cloche différent.
Pourquoi nommer déclin ce qui est l'amorce d'un inévitable changement?
Un cycle se termine, c'est curieux, excitant même d'en vivre la fin, qui, mondialisation mercantile et financière oblige, sera rapide, très rapide.
Non pas comme la lente chute de l'Empire romain plutôt comme un naufrage.
L'empire d'occident se meurt...comme avant lui d'autres empires moururent.
Il a apporté beaucoup de bonnes choses, des progrès scientifiques, certaines libertés, des conditions de vie globalement meilleures...etc
Mais aussi des guerres et encore des guerres, le colonialisme dont il n'y a pas lieu d'être fier, les abus, le gaspillage des ressources naturelles de la planète, des injustices qui se font de plus en plus fortes.
Alors l'occident s'effondre, c'est ainsi, le monde est grand.
Cette "suprématie" en quoi la méritions-nous?
sommes nous plus sages que les saddhus indiens, que les moines bouddhistes ou que les tribus des îles Adanam qui le jour du tsunami l'ont senti venir des heures avant et se sont mis à l'abri?
Sommes nous meilleurs que les Balinais, un peuple d'une exquise gentillesse?
Non, chaque peuple est respectable et a quelque chose à apporter aux autres.
Ce qui m'importe aujourd'hui, ce n'est pas la chute c'est la reconstruction.
“Nous sommes dans le monde et en nous-mêmes au croisement de deux civilisations. L’une achève de se ruiner en stérilisant l’univers sous son ombre glacée, l’autre découvre aux premières lueurs d’une vie qui renaît l’homme nouveau, sensible, vivant et créateur, frêle rameau d’une évolution où l’homme économique n’est plus désormais qu’une branche morte”
Raoul Vaneigem: Nous qui désirons sans fin.
et un lien vers un texte écrit conjointement par Edgar Morin, Pierre Gonod, politologue et prospectiviste et
Paskua, artiste, à l’origine de l’”International Art Movement for the Metamorphosis of the World” :
http://www.bastamag.net/spip.php?article521
“Ce qu’on peut espérer c’est non plus le meilleur des mondes, mais un monde meilleur.”
voili voilou :-)
« disons, un son de cloche différent. »
RépondreSupprimerCéleste, cette lucidité vous grandit.
Bon. Ben, moi, je vieux bien faire le rôle du vieux con (ben quoi, il en faut un)
RépondreSupprimerD'abord, je ne m'exprimerais qu'en patois (ardennais, bien sûr).
"Et pis j'dô dir' qu'c'n'est mi marrin comme sujet vot'affair' Massieur Dorham.
'vec voz ideilles au la noix, z'allez cô nous fé 'gretter l' bion vio temps, com' d'aut'fois, saviez-vous.
Qua ton avions cô l'temps d'marner ent'nous trinquilment d'va une ch'tiot goutte eud'pays, na mais !"
(Ensuite, je te préviens : même si tu le demandes à genoux, il est hors de question que je traduise ça)
Bonne idée :D
RépondreSupprimerOui des chartes, plein de chartes ! Une cathédrale de chartes.
hum.
@ marie-george profonde :-)
RépondreSupprimerpour certains c'est de la charte au charter...
Un beau morceau d'ironie dorhamnienne,
RépondreSupprimerqui se devrait de figurer dans toute bonne anthologie du dorhamnisme.
Ou alors c'est toi qui écrit les discours de Henri Guaino (t'y es presque!).
"Ce qu’on oublie de dire, c’est que partout ailleurs, on n’a pas une si haute idée de sa force, de sa culture et de sa langue"...
hmmm... va dire ça aux chinois pour voir, si tu l'oses!
Et puis parfois on n'a pas tort.
C'est misère comme les allemands, par exemple se contrefiche de leur langue et ne font rien pour la faire aimer, ni même pour la parler en dehors de leurs frontières.
Faut dire qu'il y a un passif...
"Ou alors c'est toi qui écrit les discours de Henri Guaino (t'y es presque!)."
RépondreSupprimerLe nègre d'Henri Guaino!
Mmmouarfff!
Sinon j'ai adoré le commentaire de la Mère Castor qui remet bien les choses à leurs places :
RépondreSupprimeril reste en France, encore un peu,
un art de vivre,
ou un art d'essayer de le vivre encore,
une façon de ne pas se laisser raconter n'importe quoi,
de ne pas tout avaler,
de manier l'ironie justement,
mais aussi la poésie, le langage.
C'est presque mort, et l'entrprise de destruction bat son plein.
Mais ça resiste... ça résiste.
et c'est la Mère Castor qui nous le dit.
Beau tableau de Le Lorrain, n'empêche!
RépondreSupprimerSoleil qui se couche?
Qui se lève?
Une chaine de chartes..
RépondreSupprimerBeau texte, bravo!
Ouf ça fait du monde à qui répondre.
RépondreSupprimer---
Nico,
sur son vaillant destrier, dans le soleil déclinant.
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Bal,
Grave supplanté là !
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Suzanne,
absolument pas.
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Didier Goux,
C'est pour les besoins de la charte. j'ai une certaine idée de ma propre théorie. Comme les déclinistes imposteurs.
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Mtislav,
Réac moderne ?
...solitude...
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Audine,
ah ba voilà, quelqu'un qui participe ça fait plaisir. Tu serais pas un peu gauchisante toi ?
Dedalus,
RépondreSupprimermanger du décliniste à tous les repas ; beurk un peu quand même !
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Mère Castor,
Je ne trouve pas ça hors sujet du tout. C'est même tout à fait dedans. Les théories déclinistes découlent de généralisations extravagantes. Ce qui est beau dans l'humanité provient toujours de l'exception.
Il y a cent ans, 200 ans, on massacrait tout aussi bien le français. Aujourd'hui, ce n'est pas le peuple qui est en cause, où l'étranger, mais bien l'élite qui se complait dans le brassage d'un héritage mort à force de n'être pas remis en cause.
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Suzanne,
vous collerez mes affiches vous !!!
(enfin, nos affiches)
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Mathieul,
C'est que...je suis aussi un gauchiste patenté. Et je n'aime pas davantage tous ces pitres que vous trois. Alors : fuck l'affluence !
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Elle-c-dit,
ça marche. Y aura à boire et de la bonne musique chez moi. Toujours.
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Céleste,
merci. Ce que j'aime dans ton approche, c'est que tu révèles u,ne chose. Quand les déclinistes prétendent oeuvrer pour le renouveau français, pour le redorage de son blason, ils n'entendent pas "Grandeur", mais bien "puissance", "domination" ; d'où l'idée visant à en finir avec la repentance.
Didier,
RépondreSupprimerJ'étais sûr que vous diriez un truc de ce genre...
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Archie,
à genoux, et en faisant une roulade ?
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MG,
Mouhaha,
ouais, plein, des milliers, des lâchers de pigeons aussi, et des ballons qui s'envolent dans le ciel...
(cela dit, les droits de l'Homme sont une sorte de charte...ce que je veux dire, c'est qu'il y en a certaines qui sont bonnes)
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Roud,
Bien sûr qu'il y a de la résistance. Quand on imagine la pseudo-grandeur de la France, en réalité, on en reste à l'étude des faits extérieurs. On a une approche bizarre du passé dans notre pays je trouve. On a tendance à tout momifier.
Moi, je crois quand même que c'est un peu mort. Mais encore une fois, c'est normal. Tout ce qui vit vieillit et meurt. Et est embaumé.
Il est bien évident que
je suis on ne peut plus convaincu qu'il faut toujours parler de son passé (et désolé pour les déclinistes et afférents de tout poil, la repentance en fait partie, elle est constitutive d'humanité selon moi, mais en cul béni de service, je ne pourrais dire autre chose :))), ne pas le laisser mourir, que la langue française est assez riche pour qu'on ne la laisse pas gangréner...etc...
En revanche, toutes ces notions d'état, de nation, d'identité (qui pourrait la définir ?) (les signes extérieurs de nationalité sont pour le français comme un camion de pompier pour un enfant ; des doudous) me passent un peu au dessus de la tête.
(ce matin, j'ai appris que dans quelques 30 millions d'années, le continent africain s'agglutinera à l'Europe)
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Manuel,
merci :)
Roud,
RépondreSupprimerle tableau, si tu cliques sur le lien, c'est une toile de Turner (qui est exposée à la Tate Gallery). C'est intutulé "Le déclin de l'empire carthaginois".
Du coup, je pense qu'il se couche et il y a comme une fusion verticale qui s'opère du sol jusqu'au ciel. Comme une irradiation. Enfin, c'est ce que j'y vois.
Bon, certes, il y a le reflet de la mer, mais on croirait presque un champignon atomique.
RépondreSupprimerEnfin, oui, moi aussi, je trouve que c'est une très belle toile.
Des clins d'yeux aussi, ça craint du boudin !
RépondreSupprimerLoïs,
RépondreSupprimerPas tant que ça !
Oh, ils me font marrer, je suis aller fureter chez Renovatio truc et on a déjà des exclus pour extrémisme ostentatoire.
Très bien dit tout çà, même si je décline toute responsabilité, en toute chose et à tout propos.
RépondreSupprimerJe suis venu ici attiré par votre échange de mots chez Goux avec l'autre excité fou de lui-même (Stalker).
Les liens nous tombant sur le paletot, j'en suis arrivé à lire aussi ces élucubrantes élucubrations: déclinons-nous, ne déclinons-nous pas?
Qui est nous?
Pouvez-vous décliner sans moi?
Moi sans vous?
Ahh, la vie est difficile quand on songe...
Bel appel ! Enchartons-nous ! :-)
RépondreSupprimerPlus sérieusement, cette notion de déclin, (avant qui était mieux qu'aujourd'hui et surtout que demain) je ne la comprends pas ! Sur quels critère on regarde ?
Rour évolue dans l'histoire, y compris et même cette sorte de vision millénaire des nations, vaste blague des régnants pour nous tenir en ordre !
:-)
Leblase,
RépondreSupprimerbienvenue ici.
Nous nageons en eaux troubles, là. Seuls les meilleurs flotteront.
(Stalker ? Il me fait un peu rire je dois dire)
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Mr Poireau,
Une "certaine idée" du déclin.
(je suis d'accord avec toi, il est presque impossible de savoir si l'on décline ou pas...et puis, bon, moi, je suis un humain avant d'être un français, le déclin de la France en vrai, je m'en fiche un peu, le progrès de l'espèce humaine m'intéresse plus ; il est encore moins quantifiable cela dit)
comme il était long, je ne l'avais pas encore lu ton billet... ben, j'avais eu tort ! (en plus, j'étais en lien ;-)). Cette question de la fierté des Français pour leur nation, Royal l'avait posée, elle s'était fait huer naturellement... comme de bien entendu... pourtant "ça sent si bon la France"... et les relents extrémistes/nationalistes ne doivent pas nous le faire oublier.
RépondreSupprimer(saudade... da minha terra)
Ben Lucia, j'ai du mal à régler en moi cette question. J'ai plus de facilité à être fier de ce que je deviens que de ce que je suis.
RépondreSupprimerEn revanche, il faut respecter ce qu'on est, son âme, son corps, sa personne. Assurément. le lieu où l'on vit, celui d'où l'on vient, celui dont on rêve...