mardi 26 février 2008

J'ai été tagué, comment ça se nettoie ?



J’ai appris hier que j’étais tagué par ce tendre Balmeyer qui désormais, je peux le confesser, a tout droit d’ingérence dans la ligne éditoriale de mon blog.

Il m’a tout d’abord fallu entreprendre quelques recherches afin de bien comprendre de quoi il s’agissait. Pour ceux qui ne le savent pas, un taguage en bonne et due forme est une chaîne ou tare que l’on transmet à son gentil voisin. Une sorte de « Jaques a dit » internetique.

Le maillon de chaîne ou "Jacques a dit" qui m’a été transmis m’oblige donc à vous révéler six secrets et demi, me concernant, parfaitement insignifiants, et m’offre la charge de trouver six nouveaux maillons de chaîne à obliger à mon tour au même exercice (comme ses mauvais virus qui envahissent nos boîtes mails et qui nous tirent des larmes en nous peignant le triste sorte d’enfants malades).

Bonne pâte, je consens à me plier à l’exercice. Qu’ai-je donc à révéler d’insignifiant ? Plein de choses sûrement. Il faudrait trier, recouper, sérieusement, afin d’être bien sur que c’est tout à fait insignifiant.

1 – Je pleure comme un veau dès que je vois un film tire-larmes. Plus c’est pathétique, plus ça m’émeut. C’est bien simple. Le dénouement de Rasta Rockett, avec les jamaïquains qui portent leur bobsleigh aux Jeux d’Albertville, me transmuent en torrent de larmes faciles (n’exagérons pas). En revanche, la vraie douleur, la vraie peine, intelligente, subtile, me rend lucide, davantage mesuré dans l'expression de mes sentiments.

2 – Je suis supporter du Paris Saint Germain. Pas un vrai supporter qui a un maillot et une écharpe, et qui a un abonnement au Parc. Mais il m’arrive d’aller au Stade et de beugler contre l’arbitre, et contre ma propre – et désespérante – équipe.

3 – Un soir, en rentrant du collège, j’ai couru de toutes mes forces, du bus jusque chez moi, n’y tenant plus. Courant éperdument dans le couloir vers les toilettes, essayant de déboutonner mon pantalon. J’avais 12 ans. Je me suis pissé dessus. Ça a failli m’arriver dans ma voiture pendant les grèves de 2003. Trois heures sur le périph à hurler comme un damné, à mettre des coups de pompe dans le volant. N’y tenant plus, j’ai abandonné ma voiture sur le Pont de Levallois, ai mis une beigne relative à un mec qui se plaignait et ai pissé par dessus le pont. Quel bonheur !

4 – Je n’aime pas le chocolat.

5 – Je ne porte que des chaussettes dépareillées.

6 – Je vousoie mon épouse et elle aussi me vousoie. Pourquoi, ça va pas, allez vous me dire ? T’es noble ou quelque chose du genre ? Et bien non. Le vous, c’est le langage de l’amour. En revanche, je vous rassure, je tutoie mes parents, mes frères et sœurs, mes enfants, qui me tutoient tous en retour, bien évidemment ; et non, je ne suis pas noble. Je suis petit-fils d’immigrés, tous ouvriers, mineurs ou artisans. Et oui, tous ceux qui nous côtoient sont affligés.

6 et demi (ou secret de boisson) – Quand je bois trop (beaucoup trop, mais ça ne m’est pas arrivé trop souvent), parfois, je vomis… sinon j’ai le vin un peu débile. Je ris pour un rien. Je cours dans la rue en chantant. Je fais des galipettes sur les voitures des autres…

Je m’empresse donc de taguer, c'est à dire de transmettre le "Jacques a dit" à MonsieurPoireau, MarcVasseur, Doudourou, nea (même si elle est en vacances), et le personnel des lentilles (qui comptent double puisque c’est un blog collectif)…