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Lorsque sarkozy réfute l’éventualité d’une régularisation massive des sans-papiers, il utilise le même argument massue que la rejetone de le pen : l’appel d’air ! On voit d’emblée la beauté d’une telle dénomination. On attribue à une population exclue des recensements officiels, privée du bonheur d’être un numéro, la substance d’un courant d’air.
Le sans papier est un être (enfin, un courant d’air) avide d’évasion. Tapi dans l’ombre de sa case sans meubles et sans Progrès, il passe son temps l’oreille collée à son vieux poste TSF, hérité d’on ne sait quel colon envers qui on a fait preuve de parfaite ingratitude.
Dès l’annonce d’une régularisation massive circularisée par un gouvernement étranger, il fait circuler l’information à tous les hommes de son village. Tous ses camarades lui répondent : « nous sommes au courant ». Aussitôt, tous s’organisent, collectent planches de bois, pagaies, vivres et s’entassent sur des radeaux de fortune dans l’espoir de vaincre l’agitation terrible de la Méditerranée.
Lorsque sarkozy est en jambes, il pousse sa démonstration un peu plus loin et disserte sur les bienfaits du co-développement. Argument imparable que voilà, permettant à la fois de botter le ballon du débat en touche et de fustiger les réflexes paternalistes de tous ceux qui militent pour un tiers-monde sous perfusion (de visas, de papiers et bien entendu de subventions). Comment être contre ? Le co-développement, sans que l’on y réfléchisse (quel joli mot tout de même, puisqu’il nous exonère de l’esprit critique), ça évoque pour nous un tiers-monde libéré, enfin maître de son propre destin.
Co-développement, soit développement bi ou multilatéral. Cela sous-entend que nous enrichissons les pays du tiers-monde et que tous les états concernés nous le rendent bien ; c’est beau, nous sommes frères et partenaires. Nous jouissons alors d’un monde où les états pauvres contribuent eux-mêmes à former leur élite de demain. D’un monde où chacun sème les graines de son avenir. D’un monde où il fait bon vivre. Tous les pays du monde produisent des richesses dont on les laisse profiter : richesses intellectuelles, économiques et culturelles. Un monde d’Amour en somme et d’ordre juste. Je suis taquin.
T’inquiète, il ne s’agit là que d’une déclaration d’intention. La politique d’immigration choisie vient rectifier cette absurde déviance, édifie le droit français de picorer ici et là les meilleurs éléments des pays sources de l’immigration, et entre totalement en contradiction avec l’idée d’un co-développement permettant aux pays pauvres de disposer pleinement et entièrement de leurs propres ressources.
Ce qui est intéressant avec l’idée du co-développement, c’est que les dés sont fatalement pipés d’avance. Vous pouvez abreuver le monde pauvre de subventions, de crédits faramineux, d’aide humanitaire. Cela vous donne le droit de vous servir. Ça permet aussi de vendre des Airbus et des Rafales en retour. Les règles du marché permettent chaque fois aux pays mécènes de récupérer cinq fois la mise. Entre la mise en place d’une immigration choisie par la majorité des pays riches, les règles imposées par les organismes pseudo-régulateurs du commerce international, FMI et autres banques européenne et mondiale, les pays sous tutelle perdent à chaque tour de roulette et ne gagnent jamais les galons de l’indépendance.
Attention, je ne suis pas sarkozyste, moi, j’utilise les mots pour le sens qu’ils ont. Quand je parle d’indépendance, je ne parle pas seulement du pouvoir de faire des réunions dans une assemblée dorée avec des types en livrée qui vous tiennent la porte. Je parle de cette indépendance qui te permet de choisir entre exportation et autosuffisance, de cette indépendance qui te permet à ton tour de choisir ton immigration, ton élite, et la structure économique de ton pays. Cette indépendance qui te permettra un jour de dire : « non merci Monsieur, je n’ai besoin de rien. Non Monsieur, je ne suis pas un courant d’air. Non, merci Monsieur, je ne veux pas de Rafales ».
Le sans papier est un être (enfin, un courant d’air) avide d’évasion. Tapi dans l’ombre de sa case sans meubles et sans Progrès, il passe son temps l’oreille collée à son vieux poste TSF, hérité d’on ne sait quel colon envers qui on a fait preuve de parfaite ingratitude.
Dès l’annonce d’une régularisation massive circularisée par un gouvernement étranger, il fait circuler l’information à tous les hommes de son village. Tous ses camarades lui répondent : « nous sommes au courant ». Aussitôt, tous s’organisent, collectent planches de bois, pagaies, vivres et s’entassent sur des radeaux de fortune dans l’espoir de vaincre l’agitation terrible de la Méditerranée.
Lorsque sarkozy est en jambes, il pousse sa démonstration un peu plus loin et disserte sur les bienfaits du co-développement. Argument imparable que voilà, permettant à la fois de botter le ballon du débat en touche et de fustiger les réflexes paternalistes de tous ceux qui militent pour un tiers-monde sous perfusion (de visas, de papiers et bien entendu de subventions). Comment être contre ? Le co-développement, sans que l’on y réfléchisse (quel joli mot tout de même, puisqu’il nous exonère de l’esprit critique), ça évoque pour nous un tiers-monde libéré, enfin maître de son propre destin.
Co-développement, soit développement bi ou multilatéral. Cela sous-entend que nous enrichissons les pays du tiers-monde et que tous les états concernés nous le rendent bien ; c’est beau, nous sommes frères et partenaires. Nous jouissons alors d’un monde où les états pauvres contribuent eux-mêmes à former leur élite de demain. D’un monde où chacun sème les graines de son avenir. D’un monde où il fait bon vivre. Tous les pays du monde produisent des richesses dont on les laisse profiter : richesses intellectuelles, économiques et culturelles. Un monde d’Amour en somme et d’ordre juste. Je suis taquin.
T’inquiète, il ne s’agit là que d’une déclaration d’intention. La politique d’immigration choisie vient rectifier cette absurde déviance, édifie le droit français de picorer ici et là les meilleurs éléments des pays sources de l’immigration, et entre totalement en contradiction avec l’idée d’un co-développement permettant aux pays pauvres de disposer pleinement et entièrement de leurs propres ressources.
Ce qui est intéressant avec l’idée du co-développement, c’est que les dés sont fatalement pipés d’avance. Vous pouvez abreuver le monde pauvre de subventions, de crédits faramineux, d’aide humanitaire. Cela vous donne le droit de vous servir. Ça permet aussi de vendre des Airbus et des Rafales en retour. Les règles du marché permettent chaque fois aux pays mécènes de récupérer cinq fois la mise. Entre la mise en place d’une immigration choisie par la majorité des pays riches, les règles imposées par les organismes pseudo-régulateurs du commerce international, FMI et autres banques européenne et mondiale, les pays sous tutelle perdent à chaque tour de roulette et ne gagnent jamais les galons de l’indépendance.
Attention, je ne suis pas sarkozyste, moi, j’utilise les mots pour le sens qu’ils ont. Quand je parle d’indépendance, je ne parle pas seulement du pouvoir de faire des réunions dans une assemblée dorée avec des types en livrée qui vous tiennent la porte. Je parle de cette indépendance qui te permet de choisir entre exportation et autosuffisance, de cette indépendance qui te permet à ton tour de choisir ton immigration, ton élite, et la structure économique de ton pays. Cette indépendance qui te permettra un jour de dire : « non merci Monsieur, je n’ai besoin de rien. Non Monsieur, je ne suis pas un courant d’air. Non, merci Monsieur, je ne veux pas de Rafales ».