
source
Il dit qu’à 17h30, le supermarché sort ses poubelles et qu’elles sont toujours copieusement garnies. Pleines de choses juste périmées du jour. Il dit que ça ne rend pas malade, qu’on peut consommer les aliments trois ou quatre jours après leur date de péremption. Il dit que les boueux ne passent qu’à 19h00 et que le patron du super a convenu d’un deal avec les pilleurs de containers. Il sort les poubelles un peu avant l’heure du ramassage des déchets et en échange, ils ne laissent pas traîner de la merde plastique ou de la nourriture répandue sur le trottoir. Comme ça tout le monde est content. Ceux qui viennent chercher de la bouffe, les riverains qui se plaignent pas et le boss qui n’a rien à perdre et qui peut donc tout y gagner.
Il dit que tous les patrons de super ne sont pas aussi philanthropes que çui-là. Certains employés reçoivent l’ordre de bousiller la nourriture à jeter. Ils percent les opercules, éventrent les sachets, les enveloppes cello-fanées, déchirent les emballages, empalent les briques de lait et les bouteilles de jus de fruits et comme si tout cela n’était pas suffisant, ils aspergent l’intérieur du container de produit javellisé pour les rendre impropres à l’ingestion. Il dit que le monde dans lequel on vit est taré quand même les ordures deviennent prohibées, quand même les ordures deviennent propriété privée. Il demande, ça fait du mal à qui qu’on se serve là, qu’est-ce que ça peut leur faire et pourquoi ils font ça ? Et il ne se demande pas comment font les types pour se regarder le matin dans la glace parce qu’il a d’autres préoccupations et parce que lui-même, il a du mal à soutenir son propre reflet ; parce la honte est cuisante comme une gifle.
Il dit des chiffres, qui s’ajoutent les uns aux autres. Loyer, fringues, salaires de rien. Ça fait comme un cliquetis de serrure déglinguée, comme un tiroir caisse qui glisse sur de petits rails rouillés, recouverts de boyaux de souris. Surtout, le résultat est toujours le même au pays du zéro babylonien. Zéro. Moins zéro. Que dalle. Peau d’bite. Rien de rien. Le néant de quoi que ce soit. Chou blanc. Nada. Le vide. Le désert. Le trou noir. Pshiiitt ! Tout s’envole sans même un soupir. Et s’éparpille. Et rien, nada, peau d’zob, dalle que…
Moi, je dis aussi, qu’est-ce que ça peut bien leur foutre que quelqu’un fouille leurs ordures ? Elle répond que peut-être s’ils s’empoisonnent avec de la bouffe avariée, les supers sont pénalement responsables. Mon cul, je me dis. Ça tiendrait pas un clou devant un tribunal, une plainte du genre : j’ai fouillé dans les poubelles du super-truc et j’ai mal digéré ! La société protègerait les pauvres de l’intoxication alimentaire mais pas de la faim ? En y réfléchissant, c’est possible ! C’est quand qu’on pourra porter plainte contre ces guignols du gouvernement qui joue avec nos vies comme un type qui joue aux échecs en ne connaissant que les règles du jeu de dames ?
Fin du débat, le patron du super à javel grogne sur le trottoir. Il dit que si les pilleurs foutent le bordel et laissent traîner des ordures, c’est pour sa pomme. Ça peut lui faire dans les 450 euros d’amende. Du coup, on se dit qu’à peu de frais, avec ses restes, le premier boss qui a fait un bon deal avec les crève-la-faim s’est exonéré du risque d’une telle mésaventure. C’est l’humanitaire ça…tu donnes que ce qui ne te coûte rien et surtout, tu fais ton possible pour que la misère ne soit pas trop salissante.
Je me dis, c’est la real politik qui contamine tout. L’humanitaire, c’est pas de l’humanisme, sinon, ça s’appellerait précisément de l’humanisme, ou du partage, ou du désintéressement ; ou de l’Amour.
Un colporteur à frange de la pensée présidentielle est assis confortablement à une table cathodique matinale. Elle dit que la conjoncture est mauvaise. Elle pleure le défunt cours du pétrole, le rassasié cours du blé. Mais elle parle également de cette volonté guignolesque qui ne faiblit pas, sereinement, elle déroule point par point sa leçon, elle ressemble à une petite lycéenne dans ses petits souliers à un oral blanc. Bien sur, elle parle pouvoir d’achat.
Le pouvoir d’achat… Dimanche, je suis passé devant le Bois de Boulogne. Les gens se précipitaient vers les entrées de la foire du trône. Pas moyen d’avancer en bagnole. Les gens cherchaient des places où se garer pour aller balancer leur vie dans le néant-trou-à-chiottes de la sensation pure. J’ai senti des frissons prendre possession de moi. Cette volonté nihiliste qui pousse les gens vers l’entrée des parcs d’attraction me fiche la trouille. Une trouille bleue, et une déprime noire. J’ai dit à mon père : « tous ces gens qui pleurnichent pour du pouvoir d’achat, ils courent pour aller le dépenser ici, pour se nier eux-mêmes, et c’est pour plus de tours de manège qu’ils ont élu ce pitre ». Il m’a dit que j’étais un chieur intransigeant. Peut-être bien. Mais en moi, je me suis dit : « serait peut-être temps que tous ces nazes expient »
Mais là, je me dis que le pouvoir d’achat, c’est presque une chimère. Les pilleurs de poubelles des supers sont bien au-delà de ça. Le pouvoir d’achat, c’est un indice demeuré pour ne pas dire la vérité : le galop sans fin de la misère. La misère, ou l’art de la survie. Le carreau, nada, chou blanc, les poubelles pleines de javel dans lesquelles tu fouilles…sans même être un cloche, tu vois.
Tiens. Une usine de plus a fermé ses portes dans les Ardennes. Les ouvriers ont foutu le feu à leur baraque. Ils ont la rage. Trois-quart des ouvriers ont voté pour S. et sans se cacher. Il est venu les voir quand il battait la campagne. Pour leur faire le coup de la croissance avec les dents, sans orthodontie. Aujourd’hui, un ouvrier syndiqué dit que si tu poses la question, plus personne ne lui a filé un bulletin de vote. Ils nient tous comme on pourrait nier un crime honteux. Et je me dis que c’est partout pareil. Y a pas un an, quand on mettait les gens en garde, ils nous envoyaient paître en nous traitant de gauchistes sectaires, de frileux, d’intellos à la con, de staliniens sur le retour. Oui, peut-être que le temps de l’expiation est venu. Peut-être pas tout compte fait. Les gars des Ardennes sont rien que des pauvres ouvriers qui se sont fait racketter par un escroc. Mais en sous bassement, je constate que la colère a quand même fait son lit.
La frange gouvernementale n'a pas fini, elle me tire de là où je me suis paisiblement réfugié. répète le même refrain sans imagination avec un ton de rossignol enrhumé. Elle dit : « d’ailleurs, on commence déjà à ressentir quelques effets des réformes, je pourrais citer plein d’exemples ».
Il dit que tous les patrons de super ne sont pas aussi philanthropes que çui-là. Certains employés reçoivent l’ordre de bousiller la nourriture à jeter. Ils percent les opercules, éventrent les sachets, les enveloppes cello-fanées, déchirent les emballages, empalent les briques de lait et les bouteilles de jus de fruits et comme si tout cela n’était pas suffisant, ils aspergent l’intérieur du container de produit javellisé pour les rendre impropres à l’ingestion. Il dit que le monde dans lequel on vit est taré quand même les ordures deviennent prohibées, quand même les ordures deviennent propriété privée. Il demande, ça fait du mal à qui qu’on se serve là, qu’est-ce que ça peut leur faire et pourquoi ils font ça ? Et il ne se demande pas comment font les types pour se regarder le matin dans la glace parce qu’il a d’autres préoccupations et parce que lui-même, il a du mal à soutenir son propre reflet ; parce la honte est cuisante comme une gifle.
Il dit des chiffres, qui s’ajoutent les uns aux autres. Loyer, fringues, salaires de rien. Ça fait comme un cliquetis de serrure déglinguée, comme un tiroir caisse qui glisse sur de petits rails rouillés, recouverts de boyaux de souris. Surtout, le résultat est toujours le même au pays du zéro babylonien. Zéro. Moins zéro. Que dalle. Peau d’bite. Rien de rien. Le néant de quoi que ce soit. Chou blanc. Nada. Le vide. Le désert. Le trou noir. Pshiiitt ! Tout s’envole sans même un soupir. Et s’éparpille. Et rien, nada, peau d’zob, dalle que…
Moi, je dis aussi, qu’est-ce que ça peut bien leur foutre que quelqu’un fouille leurs ordures ? Elle répond que peut-être s’ils s’empoisonnent avec de la bouffe avariée, les supers sont pénalement responsables. Mon cul, je me dis. Ça tiendrait pas un clou devant un tribunal, une plainte du genre : j’ai fouillé dans les poubelles du super-truc et j’ai mal digéré ! La société protègerait les pauvres de l’intoxication alimentaire mais pas de la faim ? En y réfléchissant, c’est possible ! C’est quand qu’on pourra porter plainte contre ces guignols du gouvernement qui joue avec nos vies comme un type qui joue aux échecs en ne connaissant que les règles du jeu de dames ?
Fin du débat, le patron du super à javel grogne sur le trottoir. Il dit que si les pilleurs foutent le bordel et laissent traîner des ordures, c’est pour sa pomme. Ça peut lui faire dans les 450 euros d’amende. Du coup, on se dit qu’à peu de frais, avec ses restes, le premier boss qui a fait un bon deal avec les crève-la-faim s’est exonéré du risque d’une telle mésaventure. C’est l’humanitaire ça…tu donnes que ce qui ne te coûte rien et surtout, tu fais ton possible pour que la misère ne soit pas trop salissante.
Je me dis, c’est la real politik qui contamine tout. L’humanitaire, c’est pas de l’humanisme, sinon, ça s’appellerait précisément de l’humanisme, ou du partage, ou du désintéressement ; ou de l’Amour.
Un colporteur à frange de la pensée présidentielle est assis confortablement à une table cathodique matinale. Elle dit que la conjoncture est mauvaise. Elle pleure le défunt cours du pétrole, le rassasié cours du blé. Mais elle parle également de cette volonté guignolesque qui ne faiblit pas, sereinement, elle déroule point par point sa leçon, elle ressemble à une petite lycéenne dans ses petits souliers à un oral blanc. Bien sur, elle parle pouvoir d’achat.
Le pouvoir d’achat… Dimanche, je suis passé devant le Bois de Boulogne. Les gens se précipitaient vers les entrées de la foire du trône. Pas moyen d’avancer en bagnole. Les gens cherchaient des places où se garer pour aller balancer leur vie dans le néant-trou-à-chiottes de la sensation pure. J’ai senti des frissons prendre possession de moi. Cette volonté nihiliste qui pousse les gens vers l’entrée des parcs d’attraction me fiche la trouille. Une trouille bleue, et une déprime noire. J’ai dit à mon père : « tous ces gens qui pleurnichent pour du pouvoir d’achat, ils courent pour aller le dépenser ici, pour se nier eux-mêmes, et c’est pour plus de tours de manège qu’ils ont élu ce pitre ». Il m’a dit que j’étais un chieur intransigeant. Peut-être bien. Mais en moi, je me suis dit : « serait peut-être temps que tous ces nazes expient »
Mais là, je me dis que le pouvoir d’achat, c’est presque une chimère. Les pilleurs de poubelles des supers sont bien au-delà de ça. Le pouvoir d’achat, c’est un indice demeuré pour ne pas dire la vérité : le galop sans fin de la misère. La misère, ou l’art de la survie. Le carreau, nada, chou blanc, les poubelles pleines de javel dans lesquelles tu fouilles…sans même être un cloche, tu vois.
Tiens. Une usine de plus a fermé ses portes dans les Ardennes. Les ouvriers ont foutu le feu à leur baraque. Ils ont la rage. Trois-quart des ouvriers ont voté pour S. et sans se cacher. Il est venu les voir quand il battait la campagne. Pour leur faire le coup de la croissance avec les dents, sans orthodontie. Aujourd’hui, un ouvrier syndiqué dit que si tu poses la question, plus personne ne lui a filé un bulletin de vote. Ils nient tous comme on pourrait nier un crime honteux. Et je me dis que c’est partout pareil. Y a pas un an, quand on mettait les gens en garde, ils nous envoyaient paître en nous traitant de gauchistes sectaires, de frileux, d’intellos à la con, de staliniens sur le retour. Oui, peut-être que le temps de l’expiation est venu. Peut-être pas tout compte fait. Les gars des Ardennes sont rien que des pauvres ouvriers qui se sont fait racketter par un escroc. Mais en sous bassement, je constate que la colère a quand même fait son lit.
La frange gouvernementale n'a pas fini, elle me tire de là où je me suis paisiblement réfugié. répète le même refrain sans imagination avec un ton de rossignol enrhumé. Elle dit : « d’ailleurs, on commence déjà à ressentir quelques effets des réformes, je pourrais citer plein d’exemples ».


26 truc(s) extra en plus:
C'est étrange, j'ai également un article sur les poubelles des supermarchés en brouillon ! On en parlait avec un copain, c'est un signe.
Dans ce cas, je vais aussi faire un article sur les poubelles des supermarchés.
Ah non, c'était moi le prem's, j'ai un copain qui est témoin (s'il se souvient encore de la discussion cet ivrogne).
C'est bien foutu le capitalisme.
Les employés des hyper n'ont pas le droit d'emporter chez eux ce qui reste après la vente. Interdit le poisson qu'on ne peut remettre en rayon, interdit le pain, interdit les soldes des soldes des usagers.
Après leurs misérables heures que plus émiettées tu spasmes, ils se déguisent en cloche et viennent piller les poubelles de leurs boss. Ils nettoient tout bien, tous propres restent les abords, sans trace de pauvres.
Ainsi, ils font des heures supplémentaires pour le compte de leurs boss, des heures supplémentaires immatérielles.
C'est bien foutu, quand même.
Je confirme : vous êtes un chieur intransigeant. et ça me fait plaisir, je me sens moins seul.
Audine, j'avais travaillé quelques temps un supermarché, pendant la fin de mes études. C'était un mi-temps, mais ils s'arrangeaient pour que je déborde d'une heure au moins, par la charge de travail à faire. Jeune con que j'étais (j'avais peur de me trouver à la rue, c'était mon premier job dans mon premier appart), je ne disais rien...
Il y avait une remise sur les produits périmés, pour les employés. Qu'ils ont supprimés, ils ont eu peur que les employés laissent pourrir les marchandises exprès...
C'est bien connu, travailler dans un supermarché, c'est la merde. Je me demande comment ça peut tenir, un job qui est notoirement de la merde.
Ca tient mal je pense, Balmeyer.
Il n'y a pas que les hypers, d'ailleurs, mais aussi le gardiennage, le nettoyage, le service à la personne et certaines grosses boites américaines - notamment informatique ...
Remarque, nos constructeurs automobiles ... Et France Télécom, et Sodexho, etc etc.
On ne peut même pas faire un hit parade.
Dans les réserves des hypers, des caméras sont cachées, et filment le petit pain au chocolat qui trône, traine et tente, pour voir qui va le voler.
Comme ça, le dossier de licenciement est tout prêt, avec preuve indubitable à l'appui.
Ceci dit, je me souviens d'une certaine description de Force de Vente, qui donne pas trop envie non plus !
Tu en as fait des boulots, Balmeyer ... Plein de matériel pour l'écriture !
Encore un mot (oui je sais je sais mais après je sors faire un tour) : ça serait bien de créditer les photos, moi ça m'intéresse.
Y compris celle de "y a rien de beau à la télé", qui m'intrigue.
Audine, la photo de "Y a rien de beau à la télé ce soir" vient d'un site référençant plein de photos, je vais essayer de le retrouver mais ça va pas être évident...
Mais tu as raison, j'y pense pas tout le temps...
Voilà, Audine...
Texte impressionnant, vraiment, ya t'il moyen de faire un lien, en copier un bout et faire un lien ? Divin.On est dans une ère folle, on jette on gaspille tout, on laisse les gens crever la dalle...
Tu sais qu'on en est qu'au début de l'ère Sarko, mine de rien, on n'a pas fini d'en baver...
Bel article, de ceux qui tourneboulent longtemps dans la tête...
Pour les poubelles de supermarché, laissez tomber les gars, je vous ai tous devancé (regardez bien la date !) c'est là !
J'avais vu ca a l'epoque a l'arriere du Mac Do (à Lille), c'était les années 80, les années fric (Bernard Tapie était ministre comme un signe ostentatoire de la pourriture ambiante), ils balançaient de l'essence dans les poubelles.
De l'essence !!!!
J'espère qu'aujourd'hui ils s'en mordent les doigts.
Audine a raison, il faut toujours signaler l'origine des photos. Y'a des gens qui les créent !
Est-ce utile de dire que cet artice est magnifique mais qu'il me glace par sa justesse ?
Ah bin, c'est dit !
:-)))
@Nicolas et @Balmeyer s'il y a concours sur les histoires de poubelles de supermarchés je vous prends au mot !
Sur le coup des craintes des gérants de supermarchés sur une intoxication possible des fouilleurs de poubelles, c'est vrai. J'en ai même rencontrté un qui ne voulait plus donner sa viande presque périmée à des zoos de crainte qu'un fauve ne tombe malade !
Et il n'y a pas que les supermarchés qui sont victimes de poubelles à succès. Il y a aussi les fast-foods, les restos, etc...
Et les bistros ?
malheureusement les poubelles des bistrots sont trés peu "intéressantes". Leurs clients ont la fâcheuse tendance de ne pas en laisser une goutte et les dates de péremption sont rarement atteintes (sauf peut_être pour des trucs dégueus (krieks et cie...)!
J'oubliais :
Il existait aussi à Lille, un Flunch qui, une fois arrivé à l'heure limite du service envoyait un serveur dans la rue.
Il remontait avec deux trois SDF et leur offrait les plats invendus plutôt que de les jeter.
Ils mangeait tranquillement au chaud dans leur coin.
J'insiste sur l'extrème discrétion du truc, je suppose que le gérant n'avait pas le droit de le faire !
Il reste des gens biens !
:-)
Monsieur Poireau merci pour cette note d'optimisme !
S'il y a un concours de textes "poubelles de supermarchés" officiellement lancé, je m'inscris : il vient de me poindre une idée...
bon ben t'as plu qu'à déclarer officiellement ouvert le concours "poubelles de supermarchés" Dorham ...
Balmeyer de 13h02,
Un signe que c'est une misère qui se démocratise, hélas oui.
-----------
Nicolas de 13h10,
On attend ça...
---------
Balmeyer de 13h18,
Ben non, c'est moi le prem's !
---------
Audine de 13h24,
ouais bien foutu. Tellement bien foutu qu'on voudrait nous faire croire qu'en fait, c'est le meilleur système, y en a pas d'autre...
-----------
Didier Goux de 13h28,
on va finir psychorigide...
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Balmeyer de 13h29,
Oui mais en même temps, le problème c'est que tout le monde la ferme dans ces boulots là... et en général... Quand t'es le con qui gueule, tu finis dehors...(comme ça m'est arrivé 2 fois dans des boulots de merde)
--------------
Audine de 13h40,
T'as raison, le capitalisme à grandes dents nous fait mal au travail partout. Les téléopérateurs sont nos nouveaux esclaves...
----------
Audine de 13h48,
j'ai déjà répondu à celle-là...
Fanette,
Je comprends pas ton histoire de lien ?
Mais sinon merci et hélas oui, on en a encore pour 4 ans. C'est terrible rien que de le dire...
Mais je crois aussi que le capitalisme n'a pas besoin de Sarko ; d'ailleurs, le couplet patronal sur les 35h00 est la deuxième plus grande escroquerie du rock n' roll.
------------
Zoridae,
tu es prem's alors. Je m'incline...
Si ça te remue, sache que le tien m'a gratté le bide pendant trois jours.
-----------
Monsieur Poireau de 14h56,
tiens, je me disais que tu me manquais et que j'ai quasiment un exposé à te rendre (putain, je crois que le boulot me mange la tête, plus le temps pour rien...pffff !)
Merci pour ton passage et ton mot.
De l'essence, on avait déjà atteint le pire ?
----------
Gaël de toute heure,
tu participes au concours alors ?
------------
Didier de 20h43
et
Audine de 20h48,
ok, j'ouve le bal, alors ! Concours lancé...
Merci à tous, ouf, j'ai répondu à tout le monde...je crois.
ham,
Le mien lequel ?
Z,
celui de ton rêve et des envies de larmes sur l'herbe du parc. ça m'a remué plein de choses, des souvenirs, des sentiments refoulés...
Oh !
Tiens je rêve ou nous n'avons jamais lu le texte de Didier sur les poubelles de supermarché ?
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